Fonds P027 - Fonds Véhicule Art (Montréal) Inc.

Zone du titre et de la mention de responsabilité

Titre propre

Fonds Véhicule Art (Montréal) Inc.

Dénomination générale des documents

  • Supports multiples

Titre parallèle

Compléments du titre

Mentions de responsabilité du titre

Notes du titre

  • Source du titre propre: Titre basé sur le contenu du fonds.

Niveau de description

Fonds

Cote

P027

Zone de l'édition

Mention d'édition

Mentions de responsabilité relatives à l'édition

Zone des précisions relatives à la catégorie de documents

Mention d'échelle (cartographique)

Mention de projection (cartographique)

Mention des coordonnées (cartographiques)

Mention d'échelle (architecturale)

Juridiction responsable et dénomination (philatélique)

Zone des dates de production

Date(s)

  • 1970-1983, predominant 1973-1976, [197-]-[198-] (Production)
    Producteur
    Véhicule Art Inc.

Zone de description matérielle

Description matérielle

4.96 m de documents textuels
1,826 photographies : n&b et coul., formats divers ; 39,7 x 28,2 cm ou plus petit
140 affiches : incluant affichettes ; 88,8 x 58,5 cm ou plus petit
72 cartes postales
15 bandes sonores ; 18 cm
6 collages
5 dessins
4 cassettes sonores
2 disques sonores : 45 rpm
1 dessin d'architecture
1 carte
1 image de microfilm

Zone de la collection

Titre propre de la collection

Titres parallèles de la collection

Compléments du titre de la collection

Mention de responsabilité relative à la collection

Numérotation à l'intérieur de la collection

Note sur la collection

Zone de la description archivistique

Nom du producteur

(1972-1983)

Histoire administrative

Véhicule Art (Montréal) Inc. est devenue une entité légale en mars 1972 et la galerie a été inaugurée le 13 octobre de la même année. Située au 61 ouest de la rue Ste-Catherine, en plein coeur du centre-ville de Montréal, la galerie fut le premier espace d'exposition alternative de la ville. Elle fut créée par treize membres qui désiraient «un centre sans but lucratif, ni politique dirigé par les artistes pour les artistes». La galerie avait pour but «d'apporter à la collectivité un espace d'exposition qui lui permettrait de prendre contact avec l'art et la pensée artistique sous toutes les formes possibles empruntées par ceux-ci». «On souhaitait par ce moyen renouveler l'intérêt du public pour les arts visuels à Montréal, stimuler sa prise de conscience et faire croître cet intérêt».

Véhicule fut conçu à la fois comme espace d'exposition pour les arts visuels et lieu de présentation de performances, de vidéos, de films, de danse, de musique et de soirées de poésie. En outre, les fondateurs insistèrent sur son rôle fondamental en tant que centre de formation et d'information en organisant des groupes d'études, des conférences, une bibliothèque de ressources et de documentation et un programme de liaison avec les écoles publiques et les universités de la ville. Tous ces objectifs avaient pour but «de combler une lacune dans la vie artistique de la collectivité».

Grâce à des subventions fédérales, Véhicule a pu mettre en oeuvre un ambitieux programme d'expositions et d'information. La création et l'installation à l'arrière de la galerie des Presses Véhicule en 1973, a donné lieu à la production de livres d'artistes, de catalogues d'expositions, de bulletins, d'affiches et de recueils de poèmes. Les oeuvres publiées par les Presses Véhicule reflétaient l'atmosphère multi-disciplinaire de la galerie dans laquelle divers membres du groupe collaboraient à des projets spécifiques. De plus, une banque de diapositives et une collection de vidéos furent commencées afin d'enrichir les sources d'information.

La principale préoccupation de Véhicule fut, au cours des premières années, de porter à l'attention du public les oeuvres expérimentales des artistes locaux et en particulier, leurs rapports avec les tendances internationales. L'exposition inaugurale fut constituée de trente-deux oeuvres de vingt artistes montréalais. Le choix de ces oeuvres par neuf membres de Véhicule, révèle une préoccupation, non seulement pour la «nouveauté», mais aussi l'affirmation d'un esprit de collectivité par le recours à un jury de sélection. Même si seulement quatre femmes ont trouvé place dans cette première exposition, on présenta les oeuvres de 35 jeunes montréalaises deux mois plus tard.

Bien que Véhicule eut affirmé n'embrasser aucune idéologie en particulier, son orientation vers des attitudes expérimentales de l'esthétique explique son appui important à l'art anti-objet et son insistance particulière sur les installations, les performances et les projets multi-médias. Au cours de 1972 et 1973, on y présenta environ 60 événements et expositions regroupant quelques 300 participants, presque tous de Montréal. Un an plus tard, environ la moitié des artistes et des participants venaient de l'extérieur de Montréal. Ce changement se voulait le reflet de la préoccupation croissante de Véhicule d'être un élément vital dans un milieu artistique éclaté. Le nombre des expositions/événements est demeuré stable durant les années 1970 à cause d'une programmation énergique et ambitieuse.

Dès 1975, Véhicule s'était mérité une reconnaissance «officielle» grâce à la participation de ses membres à deux expositions organisées par le Musée d'art contemporain de Montréal. Des galeries publiques de l'extérieur de Montréal ont aussi montré des oeuvres d'artistes de Véhicule. Les Presses Véhicule prirent de l'envergure et formèrent la Coopérative d'imprimerie Véhicule. Le nombre des membres doubla et la galerie participa à d'importants échanges avec d'autres centres d'art alternatif au Canada, aux États-Unis et en Europe. Son programme de visites scolaires, ses expositions d'oeuvres produites par les étudiants des écoles d'art et des universités, ainsi que des événements publics tels que l'exposition de cerfs-volants (1973) et des projets pour les Jeux olympiques de 1976 affirment la détermination de Véhicule à devenir une part intégrante de la communauté culturelle de Montréal.

La croissance des effectifs et la consolidation des différentes disciplines regroupées dans Véhicule donnèrent naissance à des cheminements distincts. Les Presses Véhicule mirent sur pied un programme de publication plus vaste et plus ambitieux et devinrent plus autonomes en emménageant dans le quartier chinois en 1977. La danse et les soirées de poésie devinrent de plus en plus un importantes dans la programmation de Véhicule. Les expositions et les événements à la galerie firent régulièrement l'objet de commentaires dans les journaux locaux et sa renommée s'en trouva agrandie. Vidéo Véhicule, lancé en 1976, mérita rapidement à la galerie la réputation d'être l'un des centres de vidéos les plus actifs au Canada. Au cours des dernières années de la décennie 1970, les présentations de vidéos dominèrent la programmation de la galerie et l'importante participation d'artistes internationaux témoigna de sa solide réputation.

Malgré ces hauts faits, des conflits internes se développèrent concernant l'orientation de la programmation et l'administration de Véhicule. Les différentes disciplines devinrent de plus en plus polarisées. La prémisse initiale d'un collectif cohésif d'artistes avait évolué de façon dramatique. A l'été de 1979, Véhicule emménagea dans des locaux plus vastes au 307 ouest de la rue Ste-Catherine et changea son nom pour Le Musée d'art vivant Véhicule.

Les dernières années furent marquées par des problèmes au niveau de l'administration et de la programmation, ce qui continua de pertuber la vie du groupe. Le nombre de membres chuta alors fortement, mais l'adhésion devint de plus en plus restreinte. La séparation de Vidéo Véhicule (devenu Prime Vidéo) du groupe n'est qu'un exemple de la brouille engendrée par les mésententes internes et les conflits idéologiques au sein de la coopérative. La communauté artistique, qui avait appuyé Véhicule depuis près d'une décennie, croyait maintenant que le centre alternatif n'était plus représentatif et ne répondait plus aux besoins des artistes de Montréal. Le fait que trois générations d'artistes ont évolué au sein de Véhicule en une seule décennie démontre bien comment des changements d'orientation et de mission purent survenir. Comme tant de fois auparavant dans l'histoire de la communauté artistique de Montréal, une coalition telle que celle de Véhicule ne répondait plus à son mandat et à ses objectifs de départ. De plus, la ville elle-même réagissait plus ouvertment à de nouvelles tendances dans l'art. Malgré diverses tentatives pour ranimer l'intérêt à l'égard de Véhicule, les derniers événements se déroulèrent en juin 1982 et la dissolution se fit sans bruit en 1983. C'est ainsi que se termina une époque dans la vie culturelle de Montréal.

Historique de la conservation

Le fonds Véhicule Art (Montréal) Inc. fut acquis par l'Université Concordia en 1983. Le fonds a été transféré du Service de gestion des document et des archives au Collections spéciales des bibliothèques de l'Université Concordia le 18 février 2016, 16 mars 2016, 24 mars 2016, 13-14 avril 2016, 20 avril 2016, 26 avril 2016 10-11 mai 2016 et 17-18 mai 2016.

Portée et contenu

Le fonds comprend dix séries. Plusieurs des séries de ce fonds se subdivisent en sous-séries. [Par exemple, la série P027.1 (organisation) comprend cinq sous-séries.] Les documents de ce fonds couvrent la période allant de 1972 à 1982 inclusivement. Cependant, la majeure partie des documents furent créés entre 1973 et 1976.

Le présent répertoire traite des dossiers administratifs et financiers de l'organisme, ainsi que des dossiers d'artistes, d'expositions, du matériel de publicité (affiches, catalogues d'art) et des

photographies.

Il y a peu de documentation disponible sur les activités de Véhicule Art entre les années 1976 et 1982. Durant cette période la galerie dut affronter des difficultés d'ordre administratif et financier. Un changement fréquent des membres et une insuffisance de sources de financement contribuèrent à affaiblir la gestion de la galerie et de ses activités. La documentation de ses dernières années est très pauvre.

L'ordre original des documents reflétait assez fidèlement l'organisation interne de cette galerie. Ainsi les documents datant de 1972 à 1975, étaient relativement bien organisés, ne demandant aucun classement alors que ceux couvrant la période 1976-1982 étaient rares et nécessitaient une réorganisation complète.

Le fonds regroupe les séries suivantes (voir aussi la table de matières):

P027/01 Organisation
P027/02 Personnel
P027/03 Finances
P027/04 Programmation
P027/05 Artistes, expositions et performances
P027/06 Associations
P027/07 Correspondance
P027/08 Photographies
P027/09 Enregistrements sonores
P027/10 Affiches

Zone des notes

État de conservation

Source immédiate d'acquisition

Classement

Langue des documents

  • anglais
  • français

Écriture des documents

Localisation des originaux

Disponibilité d'autres formats

Restrictions d'accès

Certaines restrictions.

Délais d'utilisation, de reproduction et de publication

Reproductions are allowed for the purpose of research and private study. Use of material in a publication may only be done with written consent of the copyright owner(s).

Instruments de recherche

Inventory and box listings available.

Instrument de recherche

Éléments associés

Most of the moving images related to Vehicule Art are kept by the Cinémathèque québécoise, Montréal.

Accroissements

Note générale

L'histoire administrative de Véhicule Art Inc. fut écrite par Sandra Paikowsky, alors Conservatrice de la Galerie d'art Concordia (maintenant Galerie d'art Leonard and Bina Ellen). Ce texte fut publié en 1991 dans le bulletin de la Galerie d'art Concordia à l'occasion de l'exposition sur Véhicule Art Inc. dans laquelle prirent places des documents provenant du fonds: Paikowsky, Sandra. Véhicule Art: Une histoire brève.Artefact: Bulletin de la Galerie d'art Concordia, vol. 1, no. 3 (1991): n.p.

On peut trouver de l'information supplémentaire sur Véhicule Art Inc. et son contexte historique dans: Nemiroff, Diana P.C. A History of Artist-Run Spaces in Canada with Particular Reference to Véhicule, a Space and the Western Front. Thèse de maîtrise, Université Concordia, 1985.

Droits

Droit d'auteur appartient au créateur(s).

Identifiant(s) alternatif(s)

Zone du numéro normalisé

Numéro normalisé

Mots-clés

Mots-clés - Lieux

Mots-clés - Noms

Mots-clés - Genre

Identifiant de la description du document

Identifiant du service d'archives

Règles ou conventions

Statut

Finale

Niveau de détail

Complet

Langue de la description

Langage d'écriture de la description

Sources

Zone des entrées

Personnes et organismes associés

Lieux associés

Genres associés