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Galerie d'art Optica

  • O2
  • Corporate body
  • 1972-

La Galerie d'art Optica a été officiellement fondée en janvier 1972, par William E. Ewing lorsque des pressions d'artistes l'ont convaincu du besoin urgent d'un centre de diffusion de la photographie. Initiallement nommée Galeries photographiques du Centaur, elle logeait au sein même du théâtre, dans le Vieux-Montréal. Son mandat était la diffusion de l'art contemporain.

Après des rénovations en 1974, la galerie changea son nom pour Optica. Après des débuts exclusivement consacrés à la photographie, le centre ne tarda pas à amorcer, avec l'exposition Camerart (Decembre 1974 - Janvier 1975), une ouverture vers les autres disciplines. La galerie se consacra désormais la moitié de ses activités à la photo, et l'autre à d'autres courants d'art.

Pendant la saison 1976-1977, des changements de politiques internes permettent à la galerie d'ouvrir ses portes à l'art conceptuel, aux performances, à la peinture et à la sculpture. En 1977, la galerie ajoute à son nom «un centre au service de l'art contemporain». Durant la même période, sa programmation est aussi modifiée et une section de cinéma expérimental y fait son apparition.

Le centre est dirigé par un Conseil d'administration composé de quinze membres provenant majoritairement du milieu culturel. Ceux-ci sont appelés à participer de façon active, aux projets de la galerie et à s'impliquer auprès des associations dont la galerie fait partie, c'est-à dire le Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec, le Regroupement d'artistes des centres alternatifs et la Société des Musées Québécois.

La Galerie est maintenant subventionnée par les conseils des Arts (du Canada, du Québec et de la Communauté urbaine de Montréal).

Teboul, Victor

  • VT1
  • Person
  • 1945 -

Victor Teboul, écrivain, journaliste et enseignant, est né le 9 mai 1945 à Alexandrie, en Égypte. En 1956, avec ses parents et sa sœur Flora, il quitte ce pays pour la France à la suite de la guerre de Suez lorsque de nombreuses familles juives sont expulsées d’Égypte. Sa famille,
comme quelques centaines de réfugiés juifs, est hébergée au couvent de Notre-Dame-de-l'Osier dans l'Isère, avant de gagner la région parisienne où Victor Teboul fréquente de 1958 à 1962 l’école privée The English School of Paris située à Andrésy en Seine-et-Oise. Il poursuit ensuite à Paris ses études à l’École supérieure de journalisme (1962-1963).

La famille Teboul immigre au Québec en 1963. Victor s’inscrit à l’école de journalisme, Studio 5316, à Montréal. En 1965, il poursuit ses études d’abord au Sir George Williams High School, puis en 1966 à l’Université Sir George Williams (aujourd'hui Université Concordia) où il obtient un B.A. en 1969. Il s’inscrit la même année à l’Université McGill où il obtient en 1971 un diplôme de maîtrise en lettres françaises et québécoises et où il est chargé de cours de 1971 à 1973. Il est ensuite professeur invité au Collège universitaire de Hearst, affilié à l'Université Laurentienne, aux sessions d'été de 1974, 1975 et 1976 ; il y enseigne la littérature québécoise et les communications. Durant les 30 années suivantes, soit de 1977 à 2007, il enseigne la littérature au Cégep Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse. Tout en menant sa carrière d’enseignant, il poursuit sa spécialisation en littérature québécoise à l’Université de Montréal où il complète en 1982 une thèse de doctorat sur l’hebdomadaire libéral Le Jour, fondé en 1937 par Jean-Charles Harvey. Il est également chargé de cours en histoire à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) entre 1989 et 1997.

À la fin des années 1960 et au début des années 1970, Victor Teboul est journaliste-pigiste auprès du Nouveau Samedi, de La Patrie et de la revue L'Actualité. Il collabore aussi au magazine Perspectives et au mensuel Nouveau Monde, premier magazine juif de langue française publié au Québec, dont il devient le rédacteur en chef en 1972. Il écrit également de nombreux articles dans le journal Le Devoir et également dans le quotidien anglophone The Gazette, dans lequel il signe une chronique sur l'éducation à la fin des années 1980.

Comme écrivain, Victor Teboul publie en 1977 Mythe et images du Juif au Québec (Éditions Lagrave), un essai qui provoqua un débat public puisqu’il remettait en question la représentation des Juifs et d'Israël dans la littérature québécoise et les médias. En 1984, il publie sa thèse de doctorat sous le titre : Le Jour : Émergence du libéralisme moderne au Québec (HMH Hurtubise). Plus tard, en 1999, il publie son premier roman Que Dieu vous garde de l'homme silencieux quand il se met soudain à parler (Les Intouchables), où est décrite l’intégration d’un jeune Juif sépharade dans la société québécoise. Suivront par la suite d’autres romans et essais tels que La lente découverte de l’étrangeté (Les Intouchables, 2002), et Les Juifs du Québec : in Canada we trust : réflexion sur l’identité québécoise (L’ABC de l’édition, 2016). De 1981 à 1986, Victor Teboul dirige la revue Jonathan, publication mensuelle qu'il a fondée au sein du Comité Canada-Israël, organisme dont il est le directeur régional. Cette revue visait à faire connaître le pluralisme de la communauté juive et de la société israélienne. Dans le cadre de ses fonctions de conseiller en communications au ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration du Québec, poste qu’il occupe de 1989 à 1991, il réalise la publication «Une femme, un vote» parue à l’occasion du 50e anniversaire de l’obtention du droit de vote par les femmes québécoises.

En 1979 et 1980, Victor Teboul participe activement à la conception et réalisation d’une série d’émissions sur la communauté juive intitulée « En tant que Juifs » diffusées dans le cadre du programme « Planète » de Radio-Québec dont il est l’animateur et le recherchiste. En décembre 1981, il réalise une entrevue diffusée en mai 1982 à la radio de Radio-Canada, avec René Lévesque, alors premier ministre du Québec, portant sur les rapports entre Juifs et Québécois. L’entrevue fait partie d’une série de 14 émissions sur la Communauté juive du Québec, dont Victor Teboul est l’auteur, qui a été diffusée sur la chaîne culturelle de la radio de Radio-Canada en 1982. L’intégralité de l’entrevue avec René Lévesque est publiée en 2001 dans René Lévesque et la communauté juive (Les Intouchables). Victor Teboul est également l'auteur d’autres séries radiophoniques diffusées sur la chaîne culturelle de Radio-Canada, notamment d’une série sur le 40e anniversaire de l’État d’Israël, diffusée en 1988, et d’une autre sur la diversité intitulée «Le Québec au Pluriel» diffusée en 1989. Il est enfin l’auteur d’une série de 8 émissions radiophoniques sur le libéralisme au Québec, diffusée à la radio de Radio-Canada en 1988, inspiré de son ouvrage Le Jour : Émergence du libéralisme moderne au Québec.

De 1983 à 1987, il est membre du Conseil supérieur de l’éducation et de 1987 à 1989 du Conseil de presse. En 2005 et 2008, il est membre du jury des Prix littéraires du Gouverneur général du Canada pour la catégorie Essai ainsi que du Jury du Conseil des arts pour l'attribution des bourses d'écrivains dans la même catégorie.

Victor Teboul est le directeur du webzine Tolerance.ca qu’il a fondé en 2002 pour promouvoir un discours critique sur la tolérance et de diversité.

Noël, Jean

  • JN2
  • Person
  • 1940-

Jean Noël est né à Montréal. Il est l'un des artistes de l'événement Corridart dans la rue Sherbrooke en 1976.

Véhicule Art Research Group

  • VARG1
  • Corporate body
  • 1991-199-?

L'objectif du Véhicule Art Research Group, créé en 1991, est de documenter et d'analyser l'avant-garde artistique à Montréal durant les années 1970, par l'examen et l'interprétation des activités d'une corporation d'artistes, soit Véhicule Art (Montréal) Inc. durant la période de 1972 à 1983. En plus d'être un centre de ressources et d'éducation, Véhicule Art (Montréal) Inc. a été la première et la plus importante galerie d'art alternatif pour l'art expérimental à Montréal.

Le projet Investigation of the Activities of Véhicule Art (Montréal) Inc., 1972-1983 a commencé par l'analyse et l'évaluation du fonds Véhicule Art (Montréal) Inc.(P027) conservé au Service des archives de l'Université Concordia. Cette étape a été suivie par l'identification et la collecte de documentation. Afin de recueillir aussi l'information qui ne se présente pas sous forme impriméee, des entrevues d'histoire orale ont été faites avec des artistes qui ont exposé ou performé à la galerie.

Durant les prochaines années, toute la documentation sera interprétée selon doiverses méthodologies d'art historique. Les résultats des recherches seront disséminés grâce à des publications, des expositions, des séminaires et des cours au niveau du baccalauréat ou de la maîtrise.

Le Véhicule Art Research Group se compose de Sandra Paikowsky (professeure associée à l'Université Concordia), Brian Foss (professeur associé à l'Université Concordia) et Nancy Marrelli (directrice du Service des archives de l'Université Concordia).

Reusch, Kina

  • KR1
  • Person
  • 1941-1988

L'artiste Kina Reusch est née en 1941 et elle est décédée en 1988, à l'âge de 47 ans. Plutôt autodidacte, elle a quand même étudié à l'école d'art du Musée des Beaux-arts de Montréal, au Central Technical School de Toronto et au Ontario College of Art. Ses parents étaient artistes et même si elle avait des intérêts pour l'art étant enfant, ce n'est qu'à l'âge de 31 ans, en 1972, qu'elle est devenue artiste à temps plein. Elle a eu de nombreuses expositions, a gagné des prix et obtenu des subventions du Conseil des arts du Canada et du ministère des Affaires culturelles du Québec. Elle a tenu des ateliers d'été à Beauce-Arts. En 1976, elle a réalisé l'installation Torii pour l'exposition Corridart commandité par le programme des arts et de la culture des Jeux olympiques de Montréal. Elle fut par la suite très impliquée dans les procédures légales connues sous le nom de l'Affaire Corridart. En 1977, elle est devenue la directrice de la galerie Powerhouse (plus tard La Centrale), une galerie auto-gérée par des femmes artistes. Kina Reusch était surtout reconnue pour ses tissages abstraits. Ses peintures, ses tapisseries et ses sculptures se retrouvent dans différentes collections privées et corporatives, incluant la Banque d'oeuvres d'art du Conseil des arts du Canada et la Collection prêt d'oeuvres d'art du Musée du Québec.

Mosher, Terry

  • TM1
  • Person
  • 1942-

Aislin est le pseudonyme utilisé par Terry Mosher, caricaturiste à la Montreal Gazette. Il est né à Ottawa en 1942 et il a étudié à Montréal, Toronto et Québec. Gradué de École des Beaux-Arts de Montréal, il a d'abord au Montreal Star, puis à la Gazette.

Son travail a été distribué partout au Canada et il a travaillé à la pige pour plusieurs publications telles que le New York Times, le Time magazine, le Punch et le Harper's. Il a publié environ 30 livres, certains étant des recueils de ses oeuvres, d'autres des ouvrages qu'il a illustré. Il a remporté deux National Newspaper Awards et plusieurs prix du Salon international de la caricature. En 1985, il est devenu le plus jeune membre du Canadian News Hall of Fame. En 1997-1998, le Musée McCord a tenu une exposition de ses meilleures caricatures ainsi que celles de Serge Chapleau, caricaturiste à La Presse.

Bourgeois, Gail

  • GB1
  • Person
  • [19--]-

Gail Bourgeois est une artiste, une commissaire indépendante et une écrivaine. Elle a obtenu une baccalauréat en beaux-arts de l'Université Concordia en 1984 et une maîtrise en beaux-arts en 1991. Elle a entrepris plusieurs projets de commissariat depuis 1996, tenu ses propres expositions depuis 1985, collaboré à d'autres expositions et d'autres projets, participé à des séminaires et d'autres activités professionnelles et été membre des conseils d'administration de plusieurs galeries d'art et des centres de ressources gérés par des femmes artistes, tels que Powerhouse Gallery/La Centrale.

Gail Bourgeois a été commissaire de l'exposition Powerhouse: Qui sommes-nous aujourd'hui. Tenue en 2001, l'exposition contenait des autoportraits de 14 membres fondateurs de la galerie. Cette dernière détient toujours le record de longévité au Canada pour une galerie gérée par des femmes. L'exposition a été tenue à la McLure Gallery à Westmount, au Québec.

Bell, Joe

  • JB1
  • Person
  • 1908-1972

Joe Bell naît le 20 décembre 1908 à Chester-le-Street, dans le Comté de Durham en Angleterre, et meurt le 4 décembre 1972 à Montréal. En 1919, il émigre avec sa famille au Canada et s'établit à Toronto. Il se marie en 1934, et lui et son épouse Anne ont une fille prénommée Joan.

Il acquiert sa formation musicale comme membre du Salvation Army Dovercourt Corps Band. Il travaille comme commis dans une banque, mais Joe Bell préfère recourir à ses habiletés de tromboniste pour gagner sa vie. En 1934, il quitte Toronto et le Old Mill où il jouait avec le Leo Romanelli Dance Orchestra, pour se joindre au Kramer Band à Montréal. Il joue alors dans de nombreuses boîtes de nuit telles le Lido, Chez Maurice et le Normandie Roof de l'hôtel Mont-Royal. De 1945 à 1965, Joe Bell est successivement premier et second tromboniste de l'Orchestre symphonique de Montréal. Il enseigne également au département de musique de l'Université McGill, ainsi qu'à la McGill Summer Music School dans les Cantons de l'Est. Il prend sa retraite en 1965.

Irish Canadian Heritage Society

  • ICHS1
  • Corporate body
  • 1965-

La Irish Canadian Heritage Society a été fondée en février 1965 à Pointe-Claire, au Québec, par Fred G. Sullivan, à l’instar de l'Irish American Heritage Society, créée quelques années auparavant.
Le premier président de l'organisation était Fred G. Sullivan, suivi de Rory O'Sullivan, qui transferait la direction de la société à Baie-D'Urfé, au Québec.
La mission de la Irish Canadian Heritage Society consistait « à favoriser la connaissance d’Irlande et de ses institutions culturelles et à apprécier la contribution irlandaise au mode de vie canadien".
La société organisait régulièrement des réunions ou des conférenciers présentaient divers sujets liés à l'Irlande et aux Irlandais au Québec.

Holmes, Johnny

  • JH1
  • Person
  • 8 juin 1916-11 juin 1989

Johnny (John Joseph Harold) Holmes naît le 8 juin 1916 à Montréal. Il y meurt le 11 juin 1989. Il abandonne ses études à l'École Maisonneuve à l'âge de 10 ans et commence à travailler comme garçon de bureau pour une manufacture de souliers. Très tôt dans sa vie, il commence à jouer du cornet, l'ayant reçu en cadeau de son père. À l'âge de 14 ans, il décline une offre de faire partie du nouvel Orchestre symphonique de Montréal. Il suit un cours d'administration et travaille comme secrétaire pour la compagnie Anchor Cap & Closure jusqu'en 1943. Bien qu'il acquiert sa formation d'arrangeur et d'instrumentaliste musical par lui-même, il étudie pendant quelques temps avec C. Van Camp. Alors qu'il joue avec son père et avec son frère dans un orchestre de 22 musiciens, il rencontre Edgar Braidi, trompette alto à l'OSM, qui lui enseigne l'art de faire des arrangements.

En 1940, il fonde les Esquires, une formation coopérative de 10 musiciens, où il est trompettiste en chef. En 1941, il en prend la tête et le renomme le Johnny Holmes Orchestra, qui jouera au Victoria Hall les samedis soirs. Ce sera le big band le plus populaire à Montréal entre 1941 et 1951. Il découvre des musiciens doués; son orchestre compte parmi ses membres, à diverses périodes, Nick Ayoub, Al Baculis, Maynard et Percy Ferguson, Bix Bélair, Bud Hayward, Art Morrow et Oscar Peterson. Lorraine McAllister, Wally Aspler, Sheila Graham et Mae Séguin sont tour à tour chanteurs pour l'orchestre. Durant les années 1950, à l'occasion de la naissance de sa fille, Johnny Holmes interrompt sa carrière musicale, et travaille comme vendeur. En 1960, il reprend à temps partiel sa carrière de musicien. En 1980, il se consacre à temps plein aux émissions de la CBC-Radio. En tant que chef d'orchestre, il participe à des émissions radiophoniques dont The Johnny Holmes Show et Broadway Holiday.Entre 1966 et 1973, il effectue plusieurs enregistrements pour son compte et pour d'autres musiciens jusqu'à sa retraite en 1978. Au cours de sa carrière, il compose et arrange de nombreuses pièces et oeuvres d'envergure dont The Fair City, une suite de jazz dédiée à Expo 67.

McKenna, Brian

  • BM1
  • Person
  • August 8, 1945-

Brian McKenna naît à Montréal le 8 août 1945. Il est marié à la journaliste Anne Lagacé Dowson.

Dans son enfance, Brian McKenna habite le centre-ville de Montréal et débute son éducation à une école francophone de la Congrégation de Notre-Dame. Ensuite, sa famille emménage à Valois dans la banlieue de Montréal, et plus tard à Beaconsfield. Pendant qu'il est étudiant à l'école secondaire St-Thomas à Pointe-Claire, McKenna travaille comme rédacteur aux sports pour le journal du collège, le St. Thomas News. À la fin de ses études secondaires en 1963, et est accepté en deuxième année du programme «Honours English» au Collège Loyola. Il s'associe à la société de débat et à l'hebdo du collège, le Loyola News. Au Loyola News, McKenna travaille comme journaliste, ensuite au secrétariat de la rédaction, et finalement au poste de rédacteur aux informations. Il est nommé rédacteur en chef en l'automne 1966. En 1967 il reçoit un B.A. en lettres anglaises. On l'engage comme journaliste d'été au journal le Montreal Star pour faire du reportage sur l'exposition mondiale Expo 67. En automne 1967 il retourne aux études et au poste de rédacteur en chef du Loyola News. En 1968 il reçoit un diplôme en sciences de communication.

Au fil des années, Brian McKenna travaille comme journaliste, auteur, réalisateur de film, producteur et collaborateur à plusieurs émissions de radio et de télévision locales et nationales. En 1968, il devient journaliste à temps plein au Montreal Star. De novembre 1969 à 1971 il est envoyé spécial au parlement d'Ottawa. Il démissionne du Montreal Star en septembre 1973, et devient rédacteur à The City at 6, une émission d'affaires courantes et d'informations locales mise en ondes par la Canadian Broadcasting Corporation. Au même moment, il est l'envoyé québécois pour l'émission radiophonique nationale As It Happens de la CBC. À l'automne de 1975, McKenna se joint au programme national d'affaires courantes, The Fifth Estate, comme fondateur et réalisateur; il y reste jusqu'en 1988. De plus, entre 1972 et 1995, il réalise indépendamment plusieurs films. À l'automne de 1980, on crée la McKenna Purcell Productions Inc., et par la suite les services de McKenna se font entreprendre par le biais de cette compagnie. En 1989, il est nommé «Max Bell Fellowship» professeur invité à l'École de journalisme de l'Université de Regina; il enseigne la réalisation de films documentaires. Brian McKenna et Susan Purcell créent la compagnie Wartime Productions Inc. en novembre 1989. McKenna travaille aussi sur divers projets avec son frère Terence McKenna.

Brian McKenna rédige des articles pour les revues Saturday Night, Weekend Magazine, Literary Review of Canada, Cité libre, et Last Post, et périodiquement il fait des critiques de livres pour les journaux Montreal Gazette et Toronto Star. Il est co-auteur d'une biographie du maire de Montréal, Jean Drapeau et il rédige des articles pour The Canadian Encyclopedia sur les maires de Montréal, Camilien Houde et Jean Drapeau

À travers sa carrière, Brian McKenna reçoit plusieurs honneurs et prix. En 1968, il est nommé Grand Old Man par le Loyola News, et est honoré comme Homme de l'année à la cérémonie annuelle des Prix Étudiants. En 1973, il gagne un prix ACTRA pour les textes et pour la réalisation du film documentaire «Settling Accounts», réalisé pour The City at 6. Le film gagne également le prix Anik pour reportage. McKenna gagne deux prix Gemini pour And Then You Die. Il reçoit cinq prix Gemini pour The Valour andthe Horror, une série télévisuelle réalisée en anglais et en français. Il reçoit également quatre prix ACTRA, dont un pour His Worship Jean Drapeau, trois rubans du American Film Festival, deux prix Golden Sheaf du Yorkton Film Festival, une médaille au New York Film Festival, une plaque «Chris» au Columbus Film Festival, et des prix Wilderness et Anik pour The Killing Ground, qu'il co-écrit avec Terence McKenna.

Litchfield, Jack

  • JL2
  • Person
  • 1929-

Jack Litchfield naît en 1929. Il travaille comme ingénieur superviseur pour le réseau de transmission de Radio-Canada à Montréal. Les collectionneurs et les historiens du jazz canadien le reconnaissent comme un inconditionnel du jazz.

Palmer, Alan Douglas

  • AP1
  • Person
  • May 18, 1913-March 28, 1971

Alan Douglas Palmer naît à Montréal le 18 mai 1913 et y décéde le 28 mars 1971. Il amorce sa carrière journalistique dans les années 1920, couvrant des événements sportifs pour la Presse canadienne et pour des hebdomadaires régionaux. Durant la deuxième guerre mondiale, il s'engage dans l'Armée canadienne pendant cinq ans, terminant sa carrière militaire en tant que journaliste pour le Maple Leaf, un journal de l'Armée. Après la guerre, il devient journaliste policier au Montreal Herald avant d'y obtenir sa propre chronique Man About Town, dont le thème est Montréal. Il devient alors l'un des spécialistes les plus respectés de la scène montréalaise. En 1949, il couvre des événements policiers en Floride pour le Key West Citizen, en plus d'effectuer des reportages pour la Associated Press et la Florida Daily Newspaper Association.En 1952, il revient au Montreal Herald, effectuant des reportages policiers. Il couvre également diverses activités reliées aux boîtes de nuit dans une chronique appelée Cabaret Circuit. À la disparition du Montreal Herald en 1957, il passe à l'emploi de la Gazette, couvrant d'abord les événement policiers, dont l'affaire Bercowitz; Louis Bercowitz avait des liens présumés aux syndicats criminels et était en prison pour homicide involontaire. Al Palmer écrit une chronique populaire sur Montréal intitulée Our Town. Parallèlement à sa carrière journalistique, Al Palmer écrit deux livres, Sugar-Puss et Montreal Confidential.

Whiston, Henry

  • HW1
  • Person
  • 1928-1984

Henry Frank Whiston est né à Montréal en 1928. Il fut étudiant au High School of Montreal. Il épousa Mary Xenos en 1960. Ils eurent deux filles: Barbara Eleanor et Lorraine Susan. Il est décédé à Montréal le 24 juin 1984. Durant ses études, il travailla à la Canadian Broadcasting Corporation. Il devint ensuite producteur à temps plein et continua à travailler à CBC jusqu'à sa retraite en 1976. Son intérêt pour le jazz étant de longue date, il travailla en tant que recherchiste, rédacteur et producteur pour l'émission de radio de CBC-AM, Jazz at Its Best, qui fut diffusée les samedis matin de 1952 à 1968. Durant les années 1950, l'émission fut diffusée seulement à Montréal, mais durant les années 1960, elle fut diffusée à l'échelle nationale. Ted Miller en était l'animateur. Henry Whiston a aussi produit d'autres émissions radiophoniques.

Katz, Gertrude

  • GK1
  • Person
  • 1929-

Gertrude Katz, militante sociale, enseignante, écrivaine et poète, est née le 7 novembre 1929 à Montréal, Québec. Dans les années 1960, Katz s'intéresse activement à la réforme de l'éducation au Québec et s'implique auprès du Comité des écoles neutres pour une période de cinq ans. En tant que membre de ce comité, elle luttait pour un changement dans le système scolaire de la province, lequel était basé sur des critères religieux. Katz a rencontré le Dr Henry Morgentaler en 1965 alors qu'il faisait partie du Comité des écoles neutres, et elle est restée son amie et associée pendant de nombreuses années, aidant à former le Comité de défense de Morgentaler à Montréal en 1972-1973. Katz a également été directrice de campagne électorale du Dr Morgentaler au Québec en 1972-1973 En 1972, elle a aidé à former la section de Montréal de la Canadian Abortion Rights Action League. Katz a été contrôleur pour les cliniques Morgentaler à Montréal, Toronto, Winnipeg, Edmonton, Fredericton, Halifax et St. John's entre 1978 et 2005. Katz a enseigné la rédaction créative sur une base volontaire au pénitencier fédéral de Saint-Vincent-de-Paul. Ce travail aboutit à la publication de The Time Gatherers (1970). Les autres livres de Katz incluent Poems for 27 Cents, avec une introduction d'Irving Layton (1961), Through Mist, Weeds et Water (1973) et Duet (1982). De plus, Katz a publié de nombreux articles dans The Canadian Forum, Fiddlehead, Evidence, Booster & Blaster, Feminist Communication Collective, Viewpoints, Anthanor et Humanist in Canada. Deux de ses poèmes ont été publiés dans Love Where The Nights Are Long, éditées par Irving Layton (1962), avec qui elle avait une amitié de longue date et des relations commerciales, et dans Essential Words, édité par Seymour Mayne (1985). En 1973-1974, Katz a dirigé un atelier d'écriture à la Powerhouse Gallery (maintenant La Centrale Galerie Powerhouse). Elle est mariée à Carl Katz et a deux filles.

Brereton, Tina

  • TB1
  • Person
  • [19--]-

Tina Brereton, née Baines, faisait partie du premier chorus line canadien de danseuses noires à Montréal.

Boudreau, Walter

  • WB1
  • Person
  • 15 octobre 1947

Walter Boudreau naît à Montréal le 15 octobre 1947, au sein d'une famille aimant la musique. Sa mère est pianiste. Son père, qui jouait du saxophone alto dans des orchestres de danse à Sorel, décéda peu de temps avant la naissance de Walter. Entre les âges de 7 et 13 ans, Walter étudie le piano, pour ensuite successivement jouer du saxophone alto et du saxophone ténor. À 18 ans, il dirige son propre quatuor de jazz. En 1968, avec le chansonnier/poète Raoul Duguay, il fonde L'Infonie, un ensemble musical multi-média de Montréal. Boudreau en est le chef d'orchestre et fait de la composition et des arrangements pour le groupe. Boudreau étudie l'analyse musicale avec Bruce Mather à l'Université McGill (1968-1970) puis, entre 1969 et 1973, il étudie l'analyse et la composition avec Gilles Tremblay au Conservatoire de musique de Montréal et avec Serge Garant à l'Université de Montréal. Il effectue également des stages d'études en Europe avec Kagel, Ligeti, Stockhausen et Xenakis ainsi qu'avec Boulez à Cleveland. Compositeur prolifique, Boudreau fait des compositions pour des groupes musicaux de plusieurs genres; il est également l'auteur de bandes sonores de films québécois. En 1973, il mérite le premier prix au Concours national des jeunes compositeurs de la Société Radio-Canada. Il écrit aussi pour diverses formations instrumentales. En 1982, il devient le plus jeune lauréat du prix Jules-Léger pour sa composition Odyssée du Soleil. Il est directeur artistique et chef attitré de la Société de musique contemporaine du Québec. Il est occasionnellement invité à diriger différents orchestres.

Aubes 3935

  • A1
  • Corporate body
  • November 1981-March 1990

Aubes 3935 fut fondée en novembre 1981 par Annie Molin Vasseur, qui administra la galerie jusqu'à sa fermeture le 25 mars 1990. Au début, la galerie se spécialisait dans les livres d'art et, entres autres choses, elle concours aux niveaux des national (1984) et international (1986) de livres canadiens d'art. La galerie est ensuite agrandie pour présenter des expositions d'art contemporain (peintures, dessins, sculptures, installations, etc.) d'artistes du Québec, du reste du Canada, de l'Europe et des États-Unis.

Fleming, Gordie

  • FL1
  • Person
  • August 3, 1931 - August 31, 2002

Gordon Kenneth Fleming est né à Winnipeg le 3 août 1931. Il a commencé sa carrière au théâtre vaudeville à Winnipeg à l'âge de cinq ans et a continué à cheminer vers une carrière de musicien professionnel. Il a joué à la radio et à la télévision et était bien connu comme accordéonniste de jazz. En 1949, il est venu s'installer à Montréal et a joué dans différentes boîtes de nuit comme le Bellevue Casino, l'Esquire, le Downbeat et El Morocco, avec parfois des noms bien connus tels que Lena Horne, Nat King Cole, Cab Calloway et Billy Eckstein. Gordie Fleming fut le récipiendaire de plusieurs prix dont le Canadian Jazz Poll quatre années de suite de 1952 à 1955. Ila fait l'enregistrement de plusieurs types de musique pour London, RCA et d'autres étiquettes en plus d'écrire les trames sonores de plusieurs films pour l'Office national du film et Columbia/Screen Gems. Il est déménagé à Toronto en 1977 et y a joué dans plusieurs boîtes de jazz comme Bourbon Street et George's Spaghetti House. Il est décédé à Toronto le 31 août 2002. Il a été marié à la chanteuse Joanne Lalonde pendant 47 ans et ils ont eu sept enfants.

Trépanier, Jacques

  • JT2
  • Person
  • 28 septembre 1907 - 21 juin 2003

Jacques Trépanier naît à Saint-Jean-Port-Joli, le 28 septembre 1907 et décède à Montréal, le 21 juin 2003. Il était le fils du journaliste et historien Léon Trépanier et d’Anne-Marie Gagnon. Après ses études primaires à Montréal, il entreprend ses études classiques au Collège Sainte-Marie qu’il termine au Collège du Sacré-Cœur à Sudbury en 1929. Il entreprend ensuite des études de droit à l’Université de Montréal et il est admis au Barreau de Montréal en 1934. Après avoir exercé le droit à Montréal pendant quelques temps, la crise économique l’incite à partir pour l’Abitibi où il travaille dans les mines, puis il décide de s’engager dans la marine marchande où il demeure 26 mois. Le 29 septembre 1937, il épouse Yvette Clerk avec qui il aura cinq enfants : François, Maurice, Hélène, Josette et Micheline. En cette même année 1937, il commence sa carrière dans le journalisme et travaille successivement au quotidien La Patrie à Montréal, puis à L’Action catholique et au journal Le Soleil à Québec. En 1942, il est engagé par le service de l’information de la Marine royale canadienne à titre de responsable du service français de l’information navale. Il est transféré ensuite à Londres où il fera des reportages jusqu’à la fin de la guerre. Après sa démobilisation en 1946, il retourne au journal La Patrie où il fera tour à tour la chronique du port de Montréal et celle des clubs de nuit tout en couvrant les actualités générales. Pendant ces quelques années, ses chroniques sur la vie nocturne deviennent une source de référence pour les amateurs de spectacles. En 1954, Jacques Trépanier est nommé d’abord correspondant de La Patrie à Québec, puis correspondant parlementaire. En 1959, il revient à Montréal à titre de chef de l’information de La Patrie. Par la suite, il travaillera successivement pour les journaux Le Devoir et Montréal-Matin ainsi que pour l’agence Presse canadienne. À la fin des années 60, il reviendra à Québec cette fois au poste de directeur des relations publiques du Conseil des producteurs de pâtes et papiers du Québec et comme responsable du mensuel Le Papetier, publié par cet organisme. Il occupera cet emploi pendant une quinzaine d’années avant de prendre sa retraite.

Brault, François

  • FB1
  • Person
  • December 7, 1941-

François Brault est né à Montréal le 7 décembre 1941. Il a réalisé pour l'Office national du film du Canada environ 30 films documentaires sur l'art sacré au Québec.

Corridart dans la rue Sherbrooke

  • CDLRS1
  • Corporate body
  • July 7-13, 1976

Exposition ouverte le 17 juillet 1976, Corridart: dans la rue Sherbrooke est l'une des principales réalisations du Programme des arts et de la culture pour les Jeux olympiques de 1976 à Montréal. Corridart a été organisée par l'artiste architecte Melvin Charney et coordonnée par André Ménard du Programme des arts et de la culture du Comité organisateur des jeux olympiques (COJO). Elle fut financée par une subvention de 386,000$ du ministère des Affaires culturelles du Québec.

Initiallement proposé par Fernande Saint-Martin comme un festival d'art sur la rue, Corridart a plutôt adopté le thème du rôle de la rue dans l'histoire et la société de Montréal. Une compétition avec jury a été ouverte à tous les artistes du Québec jusqu'en décembre 1975. Trois cent six projets ont été soumis. L'esposition était constituée de 22 projets et s'étendait sur 5.5 miles le long de la rue Sherbrooke entre l'avenue Atwater et le boulevard Pie-IX où était situé le site olympique. Corridart prit la forme d'une série de projets individuels dans un assemblage continu connu sous le nom de Mémoire de la rue qui liait ensemble les installations et les activités.

Corridart devait se tenir du 7 au 31 juillet. Les artistes commencèrent à installer leurs oeuvres en juin. Le 7 juillet, un vernissage pour commémorer l'ouverture de l'exposition eut lieu à la Galerie d'art de l'Univrsité du Québec à Montréal sur la rue Sherbrooke. Il y eut des difficultés: certaines oeuvres furent vandalisées et certains artistes dont les projets ne furent pas choisis protestèrent à cause des modalités d'attribution. L'oeuvre d'Andy Dutkewych Suspension Two fut enlevée de son site au Parc Lafontaine par le département des parcs de la Ville de Montréal le 7 juillet, parce qu'il était considéré dangereux.

Le 13 juillet, le maire Jean Drapeau et le comité exécutif de la Ville de Montréal en ordonnèrent le démentèlement. Ils alléguèrent que les oeuvres contrevenaient aux règlements municipaux sur l'occupation de la place publique et que certaines d'entre elles représentaient un danger pour le public. Toutefois, les jounaux rapportèrent les propos d'un porte-parole du bureau du maire qui disait que l'exposition avait été démantelée par qu'elle était laide et obscène. Des employés municipaux, avec protection policière, enlevérent la plupart des oeuvres, incluant l'assemblage continu, dans la nuit du 13 juillet. Plusieurs oeuvres furent démantelées par leur propre créateur. Le démantèlement complet dura trois jours. Plusieurs sculptures qui étaient situées sur des propriétés privées sur la rue Sherbrooke furent laissées. La majorité des oeuvres d'art enlevées par les employées municipaux furent irrémédiablement ou sévèrement endommagées. Le ministre des Affaires culturelles du Québec, Jean-Paul L'Allier, ordonna que l'exposition soit remise en place, mais il fut ignoré par les dirigeants de la Ville.

À la fin de l´été 1976, une poursuite légale fut intentée par plusieurs participants de Corridart. En novembre, 12 artistes de Corridart entamèrent une poursuite civile en dommages contre la Ville de Montréal pour 350,000$. Cinq ans plus tard, une décision fut rendue basée plus sur les défauts esthétiques perçus de Corridart que sur des précédents juridiques: les autorités considéraient que trop d'oeuvres montraient des images défavorables de la ville, de ses habitants et de sa croissance. Bien que les artistes aient commencé un appel contre cette décision en 1982, la Ville de Montréal a réussi à freiner le tout. Finalement, en 1988 lorsque l'appel allait être entendu, le nouveau maire Jean Doré offrit un règlement hors-cour. Les 12 artistes impliqués dans la poursuite reçurent la somme totale de 85,000$. Près de 60% du montant fut utilisé pour payer les frais légaux. Les artistes reçurent donc environ 3,000$ chacun.

Les artistes, architectes, artisans et interprètes suivants furent impliqués dans Corridart dans la rue Sherbrooke:

Archigrok (Tom Dubicanac with Ted Cavanagh)
Pierre Ayot
Bruno Caroit
Jean-Serge Champagne
Melvin Charney
Yvon Cozic
Monique Brassard Cozic
Marc Cramer
Gilles Dussureault
Andy Dutkewych
Le Groupe de l'Enfant Fort
Denis Forcier
Serge Gagnon
Laurent Gascon
Trevor Goring
Michael Haslam
Louis L'Abbé
Jean-Claude Marsan
Bob McKenna
Kevin McKenna
Guy Montpetit
Danyelle Morin
Jean Noël
Kina Reusch
Pierre Richard
Lucie Ruelland
Jean-Pierre Séguin
Françoise Sullivan
Claude Thibodeau
Bill Vazan
René Viau

Une annexe à l'instrument de recherche liste les projets inclus dans Corridart dans la rue Sherbrooke. Elle contient les noms des créateurs de chaque oeuvre, une brêve description, sa localisation et une liste de photographies.

D'autres performances liées à Corridart ont eu lieu. Celles-ci incluaient des concerts de musique de chambre, des récitals de poésie (au Théâtre de la verdure du Parc Lafontaine), ainsi que des spectacles de clowns et de magiciens au Parc Lafontaine et au Carré St-Louis.

Une exposition, Directions Montréal 1972-1976, reliée à Corridart fut organisée à la galerie d'art auto-gérée Véhicule. Les artistes qui créèrent les oeuvres pour cette exposition furent:

Allan Bealy
Pierre Boogaerts
Charles Gagnon
Betty Goodwin
John Heward
Miljenko Horvat
Christian Knudsen
Suzy Lake
Claude Mongrain
Jacques Palumbo
Leopold Plotek
Roland Poulin
Henry Saxe
Roger Vilder
Hans Van Hoek
Irene Whittome.

La Centrale Galerie Powerhouse

  • LCGP1
  • Corporate body
  • 1973-

La Centrale Galerie Powerhouse est une organisation sans but lucrative, située à Montréal / Québec. Elle a été fondée en décembre 1973 comme première galerie d’art féministe au Canada. La Centrale Galerie Powerhouse, à l’époque appelé Powerhouse, était l’initiative d’un groupe de femmes artistes associées au Flaming Apron, un magasin et lieu de rencontre situé dans le quartier montréalais Notre-Dame-de-Grâce (NDG). La galerie fut incorporée en avril 1974 sous le nom Galerie et atelier La Centrale électrique - Powerhouse Gallery & studio. Aujourd’hui, elle est généralement appelée La Centrale.

La galerie Powerhouse fut d'abord située dans un appartement au 1210, avenue Greene à Westmount. En 1974, elle déménageait au 3738, rue Saint-Dominique. A cette endroit, une espace de performance ouvrait ses portes en 1976. En 1987, la galerie s’installait au 4060, boulevard Saint-Laurent, où se trouvait les locaux de six autre organisations ouvrant dans les arts. Conjointement avec DARE-DARE et Skol, La centrale déménageait au 279, rue Sherbrooke Ouest en 1991. En juin 1996, la galerie emménageait au 460, rue Sainte-Catherine. Depuis juillet 2004, La Centrale se trouve au 4296, boulevard Saint-Laurent.

De 1990 à 1996, La Centrale était membre de la Société du 5 avril. Depuis 1986, la galerie est membre du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ).

La Centrale fut la première galerie à être dirigée par des femmes artistes non seulement à Montréal, mais aussi au Canada. Au début, l’objective de la galerie Powerhouse était de prendre position contre la sous-représentation des femmes au niveau des arts visuels, en soutenant et exposant les travaux des femmes artistes qui n'avait pas les moyens de payer les frais d'exposition ailleurs. Au cours des années, La Centrale est devenue une espace d’exposition importante, présentant des œuvres contemporains créés par des femmes à différentes étapes de leurs carrières. En 2007, La Centrale a changé son mandat pour soutenir pas seulement les femmes, mais tous les groupes marginalises dans les institutions culturelles dominantes.

La programmation de La Centrale intègre des travaux venant des domaines artistiques divers, y compris la sculpture, la peinture, le dessin, l'intervention, la performance, l'installation, l'animation 3D, l'art audio ainsi que les nouveaux médias. La programmation consiste en expositions, présentations vidéo, lancements de livres, conférences, visites d’atelier, rencontres avec des artistes et tables rondes. En plus de la programmation générale, La Centrale présentait de 1994 à 2004 à tous les deux ans le Mois de la Performance. En 2006, cette évènement a été remplacée par le festival montréalais VIVA! Art Action. La Centrale participe aussi au festival HTMlles organisé par Studio XX à Montréal depuis 1997.
En outre, la galerie soutient la recherche sur les pratiques artistiques, le féminisme, la théorie des genres, et autre. En réponse au monde artistique changeant et au intérêt de ses membres, La Centrale est en évolution permanente et encourage le développement de nouveaux modes d'expression artistique.

Afin de pouvoir représenter les intérêts et la dynamique de ses membres, le fonctionnement de La Centrale est basé sur l’implication de ses membres. Tous les membres constituent l’assemblée générale, et sont invités de participer bénévolement au divers comités. Les fonctions principales de la galerie sont couvertes par les comités permanents, comme le conseil d’administration et le comité de programmation. Des comités ad hoc sont établi par le conseil d’administration sur une base temporaire pour supporter des activités spécifiques.

Charney, Melvin

  • MC4
  • Person
  • 28 août 1935-17 septembre 2012

Melvin Charney est né à Montréal en 1935 et il est décédé en 2012. Il a étudié à l'école d'art du Musée des Beaux-arts de Montréal, puis à l'université McGill et à Yale. Il a vécu et travaillé à Paris et à New-York et a résidé à Montréal. Professeur à l'Université de Montréal et artiste-architecte reconnu mondialement, Monsieur Charney a organisé l'exposition Corridart dans la rue Sherbrooke, un projet majeur du Programme des arts et de la culture lors des Jeux olympiques de Montréal en 1976. En plus de concevoir l'ensemble des différents éléments exposés sur la rue Sherbrooke de l'avenue Atwater au boulevard Pie-IX, il a aussi créé l'installation Les Maisons de la rue Sherbrooke.

Desmarais, Lucien

  • LD1
  • Person
  • 4 septembre 1925-16 novembre 1988

Lucien Desmarais (il signait parfois «Des Marais» ou «DesMarais») naît à St-Césaire, le 4 septembre 1925. En 1954, il épouse Angéline Choquette avec qui il a deux enfants, Marie-Claire et Paul. Il meurt à Montréal le 16 novembre 1988. Il obtient son diplôme d’études générales au Collège St-André de St-Césaire en 1944. De cette date à 1946, il étudie à l’École des Beaux-arts de Montréal. Puis, de 1946 à 1948, il suit des cours à l’Université de Montréal, sur l’histoire de l’art avec Maurice Gagnon et sur la civilisation canadienne-française avec J. M. Gauvreau. En 1956, il prend des cours spéciaux de tissage et de tapisserie à l’École du meuble de Montréal.

Il débute sa carrière en 1946 comme décorateur et dessinateur de tissus faits à la main. De 1953 à 1954, il travaille pour la Centrale d’artisanat du Québec et pour l’Office provincial de l’artisanat et de la petite industrie du Québec, où il est chargé de l’étalage et des expositions d’artisanat. De 1955 à 1956, il occupe le poste d’assistant décorateur à la réalisation, pour six longs métrages à l’Office national du film du Canada. Pendant cette période il est aussi accessoiriste et assistant décorateur de scène dans des théâtres. À partir de 1958, il oriente sa production vers la création artisanale de tissus pour la haute-couture, les tentures, les tapis et les tissus d’ameublement. Pionnier et défenseur des tissus faits à la main dans la mode canadienne, il collabore avec les couturiers montréalais Marielle Fleury, Michel Robichaud, Diane Paré, Irène Chiasson, Jacques de Montjoye, Jean-Raoul Fouré, Denyse Delrue et Anne-Marie Perron. À cet effet, il présente des collections de mode canadiennes à Montréal, Québec, Paris, Londres, Milan et Bruxelles.Il participe à de nombreuses expositions d’artisanat tant au Québec qu’à l’étranger.

De 1951 à 1961, il agit en tant que secrétaire et responsable des relations extérieures de l’Association professionnelle des artisans du Québec (APAQ). En 1972, il fonde l’Association des artisans de la ceinture fléchée du Québec et en 1977, la Biennale de la nouvelle tapisserie québécoise (BNTQ). De 1982 à 1983, il est membre du conseil d’administration du Fil d’Ariane, un atelier protégé où des adultes handicapés pouvaient confectionner des tapisseries. En 1983, il est conseiller pour le Grand Prix des métiers d’art. En 1986, il fonde le Centre des arts textiles anciens et modernes.

En 1960, il est boursier de l’Office provincial de l’artisanat et de la petite industrie. En 1961, à l’exposition d’artisanat de l’APAQ, il reçoit le 1er prix de tissage décerné par l’association. En 1962, il reçoit le grand prix de tissage à l’exposition nationale de Toronto. En 1967, il devient boursier du Conseil des arts et des lettres du Canada. Il est délégué du Québec au Wurzburg Canadian Festival de Grand Rapids (Michigan) en 1965, puis, en 1968, il représente la Guilde canadienne des métiers d’art du Québec au Congrès mondial de l’artisanat, à Lima, au Pérou. En 1978, il est délégué canadien au Congrès mondial de l’artisanat, à Kyoto, au Japon. En 1981 et 1983, il est délégué de la BNTQ à la Biennale internationale de Lausanne. En 1984 , il devient membre de l’Ordre du Canada.

En plus de prononcer de nombreux discrous, il enseigne le tissage et la tapisserie à la Guilde canadienne des métiers d’art du Québec à Montréal, au CÉGEP de St-Laurent, au Collège Algonquin d’Ottawa, au Centre d’art de Pointe-Claire, ainsi qu’à son studio. Il est occasionnellement professeur invité par le ministère de l’Éducation de l’Ontario, par le Prince Edward Island Craftman’s Council, par l’Université du Nouveau-Brunswick et par plusieurs autres institutions au Québec. Il est l’auteur d’articles dans plusieurs revues et du livre «Le Tissage de basse-lisse», paru chez les Éditions Formart en 1972.

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