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Desmarais, Lucien

  • LD1
  • Person
  • 4 septembre 1925-16 novembre 1988

Lucien Desmarais (il signait parfois «Des Marais» ou «DesMarais») naît à St-Césaire, le 4 septembre 1925. En 1954, il épouse Angéline Choquette avec qui il a deux enfants, Marie-Claire et Paul. Il meurt à Montréal le 16 novembre 1988. Il obtient son diplôme d’études générales au Collège St-André de St-Césaire en 1944. De cette date à 1946, il étudie à l’École des Beaux-arts de Montréal. Puis, de 1946 à 1948, il suit des cours à l’Université de Montréal, sur l’histoire de l’art avec Maurice Gagnon et sur la civilisation canadienne-française avec J. M. Gauvreau. En 1956, il prend des cours spéciaux de tissage et de tapisserie à l’École du meuble de Montréal.

Il débute sa carrière en 1946 comme décorateur et dessinateur de tissus faits à la main. De 1953 à 1954, il travaille pour la Centrale d’artisanat du Québec et pour l’Office provincial de l’artisanat et de la petite industrie du Québec, où il est chargé de l’étalage et des expositions d’artisanat. De 1955 à 1956, il occupe le poste d’assistant décorateur à la réalisation, pour six longs métrages à l’Office national du film du Canada. Pendant cette période il est aussi accessoiriste et assistant décorateur de scène dans des théâtres. À partir de 1958, il oriente sa production vers la création artisanale de tissus pour la haute-couture, les tentures, les tapis et les tissus d’ameublement. Pionnier et défenseur des tissus faits à la main dans la mode canadienne, il collabore avec les couturiers montréalais Marielle Fleury, Michel Robichaud, Diane Paré, Irène Chiasson, Jacques de Montjoye, Jean-Raoul Fouré, Denyse Delrue et Anne-Marie Perron. À cet effet, il présente des collections de mode canadiennes à Montréal, Québec, Paris, Londres, Milan et Bruxelles.Il participe à de nombreuses expositions d’artisanat tant au Québec qu’à l’étranger.

De 1951 à 1961, il agit en tant que secrétaire et responsable des relations extérieures de l’Association professionnelle des artisans du Québec (APAQ). En 1972, il fonde l’Association des artisans de la ceinture fléchée du Québec et en 1977, la Biennale de la nouvelle tapisserie québécoise (BNTQ). De 1982 à 1983, il est membre du conseil d’administration du Fil d’Ariane, un atelier protégé où des adultes handicapés pouvaient confectionner des tapisseries. En 1983, il est conseiller pour le Grand Prix des métiers d’art. En 1986, il fonde le Centre des arts textiles anciens et modernes.

En 1960, il est boursier de l’Office provincial de l’artisanat et de la petite industrie. En 1961, à l’exposition d’artisanat de l’APAQ, il reçoit le 1er prix de tissage décerné par l’association. En 1962, il reçoit le grand prix de tissage à l’exposition nationale de Toronto. En 1967, il devient boursier du Conseil des arts et des lettres du Canada. Il est délégué du Québec au Wurzburg Canadian Festival de Grand Rapids (Michigan) en 1965, puis, en 1968, il représente la Guilde canadienne des métiers d’art du Québec au Congrès mondial de l’artisanat, à Lima, au Pérou. En 1978, il est délégué canadien au Congrès mondial de l’artisanat, à Kyoto, au Japon. En 1981 et 1983, il est délégué de la BNTQ à la Biennale internationale de Lausanne. En 1984 , il devient membre de l’Ordre du Canada.

En plus de prononcer de nombreux discrous, il enseigne le tissage et la tapisserie à la Guilde canadienne des métiers d’art du Québec à Montréal, au CÉGEP de St-Laurent, au Collège Algonquin d’Ottawa, au Centre d’art de Pointe-Claire, ainsi qu’à son studio. Il est occasionnellement professeur invité par le ministère de l’Éducation de l’Ontario, par le Prince Edward Island Craftman’s Council, par l’Université du Nouveau-Brunswick et par plusieurs autres institutions au Québec. Il est l’auteur d’articles dans plusieurs revues et du livre «Le Tissage de basse-lisse», paru chez les Éditions Formart en 1972.

Concordia University. Records Management and Archives

  • CURMA1
  • Corporate body
  • 1973-

Le Service des archives de l'Université concordia a été créé en 1974. Il est le dépositaire officiel des documents de l'Université Concordia et de ses deux institutions fondatrices, le Loyola College et la Sir George Williams University. Le Service des archives acquiert et traite des fonds et collections d'archives privées dont les contenus sont reliés à l'histoire de l'Université Concordia ou aux activités de recherche qui s'y déroulent. Une des zones d'excellence du Service des archives de l'Université Concordia est la musique de jazz, afin de soutenir le département de musique.

Préfontaine, Jean

  • JP1
  • Person
  • 21 septembre 1926-24 juin 2008

Jean Préfontaine, également connu sous le sobriquet «Doc» Préfontaine, naît à Montréal le 21 septembre 1926. Son père, un biologiste, joue du piano et sa mère chante l'opéra. Il a également une tante qui joue du piano et de la harpe. Alors qu'il est au pensionat à Joliette, il commence à jouer de la clarinette et de la flûte. Plus tard, il apprend par lui-même le saxophone ténor et le saxophone alto. Diplômé en Arts de l'Université de Montréal, il débute des études en médecine qu'il abandonne au bout de trois ans. De 1955 à 1963, il s'engage dans l'Armée, où il joue du basson pour différentes fanfares. En 1965-1966, il effectue un internat en psychologie, comprenant des séances de thérapie musicale, à l'Hôpital des anciens combattants de Sainte-Anne de Bellevue (Québec). Entre 1954 et 1967, il travaille régulièrement comme musicien et comme chef d'orchestre dans la région de Montréal. En 1967, il fonde le Quatuor de jazz libre du Québec, duquel il est membre jusqu'en 1974. Au sein de cet ensemble, il participe aux spectacles Peuple à genoux, L'Osstidcho (1968), et L'Osstidchomeurt (1969); il travaille également avec Robert Charlebois en tournée et en studio. Il est aussi membre du groupe L'Infonie pour quelques concerts et enregistrements. Avec Jazz Libre, il contribue à l'organisation de la Colonie Artistique de Val-David (1970), de la Ferme du Jazz Libre du Québec, à Ste-Anne de la Rochelle (Québec) et mieux connue sous le nom le Petit Québec Libre; il fonde aussi L'Amorce, un petit café où Jazz Libre joue régulièrement. À la dissolution de Jazz Libre en 1974, il laisse tomber son implication dans la musique à temps plein pour s'engager dans l'enseignement et dans des projets d'animation sociale et culturelle. En 1975, il compose et exécute la musique pour la pièce de Denis Wilford L'Aube d'un rêve . En 1977, il déménage dans la région de la Gaspésie, où il continue d'enseigner. Jean Préfontaine est décédé le 24 juin 2008 à New Carlisle, en Gaspésie.

Robertson, Alex

  • AR1
  • Person
  • 1907-1986

Alexander Robertson naît à Thorburn (Nouvelle-Écosse) en 1907. En 1943, il épouse Angela «Julie» Baccanale de Montréal, avec qui il a quatre enfants: Jennie, James, Anthony et Alexandra . Alex Robertson meurt le 10 septembre 1986 à Montréal.

À 18 ans, il voyage à Vancouver. Il y obtient un diplôme d'un collège commercial. Durant les années 1930, il travaille comme expéditeur, contremaître, gérant de service et de production, d'abord à Halifax, puis à Montréal à partir de 1935. En 1941, il s'enrôle dans le Donnacona Montréal RCNVR qu'il quitte l'année suivante pour la marine où il devient officier marinier-rédacteur, en poste à Stadacona à Halifax. En 1943, il est envoyé sur un destroyer qui prend la tête d'un convoi vers l'Irlande. Après la guerre, il retourne à Truro (Nouvelle-Écosse). Il déménage à Montréal en 1949, où il travaille dans l'industrie textile. Par la suite, il travaille au département de la paie de l'Hôpital Royal Victoria. Il prend sa retraite en 1972, mais continue à faire du bénevolat dans la caisse populaire de l'Hôpital jusqu'en 1974. Il consacre alors une grande partie de son temps à ses passe-temps favoris.

Jeune enfant, il prend des leçons de piano et de violon. Alors qu'il est adolescent, il joue du banjo et dirige un orchestre qui joue à l'occasion de danses dans des écoles et lors d'activités sociales. C'est dans la marine qu'Alex développe son intérêt pour le jazz et qu'il commence sa collection. Ses recherches l'amènent à produire une chronologie de spectacles musicaux, dont ceux de jazz, présentés à Montréal entre les années 1913 et 1970, à partir de journaux montréalais. Pendant quelques 40 années, il fait des recherches sur l'industrie du disque, particulièrement sur le jazz américain enregistré au Canada. Il produit les compilations la Apex 8000 Numerical, la Canadian Compo Numericals et la Canadian Gennett and Starr-Gennett 9000 Numerical. Les deux derniers furent publiées dans la revue Record Research, en 1983 et en 1986.

En regroupant la discographie de ces compagnies et en déterminant l'origine des enregistrements (ceux faits en studio à Montréal ou ceux faits à partir de bandes maîtresses venant des États-Unis), il peut identifier les musiciens américains célèbres qui endisquaient à Montréal sous un pseudonyme.

La Discophile Society a nommé Alex Robertson «a discographical scientist».

Sutton, Myron

  • MS1
  • Person
  • October 9, 1903-June 17, 1982

Myron Pierman Sutton, également connu sous le nom de Mynie Sutton, naît le 9 octobre 1903 à Niagara Falls, Ontario et y décède le 17 juin 1982. Il prend des leçons de piano à 9 ans avec un organiste d'église et débute la clarinette vers 17 ans pour ensuite apprendre le saxophone alto par lui-même. Alors qu'il est à l'école secondaire Stamford, il joue du piano lors de danses, et à 18 ans, il joue de la clarinette au sein du St. Anne's Symphonic Band. A l'âge de 19 ans, il met sur pied un orchestre dans son école et se joint à un quatuor à Niagara Falls (New York). Abandonnant l'école en 12e année, il joue avec le pianiste Joe Stewart et son Dance Band de 1924 à 1926. Il est aussi membre du groupe les Birds of Paradise, composé de neuf musiciens, dirigé par Eugene Primus. Déclinant l'invitation du tromboniste J. C. Higginbotham de l'accompagner à New York vers 1927, il préfère se joindre au joueur de tuba Lester Vactor et à son groupe de 10 musiciens les Royal Ambassadors, travaillant à Buffalo (New York) jusqu'au moment de leur dissolution en 1931. À son retour au Canada cette même année, il forme les Canadian Ambassadors, un groupe de 6 musiciens basé à Guelph (Ontario), avec le pianiste John Walden. En 1933, le groupe s'établit à Montréal. Au cours des six années suivantes, il dirigera le groupe dans différents clubs de nuit, pour des contrats de courte durée, de ville en ville.

Il fait plusieurs arrangements et au moins une composition originale, Moanin' at the Montmartre, pour les Canadian Ambassadors avant leur démembrement en 1939. Entre 1933 et 1941, il dirige régulièrement de petits groupes, généralement des quintettes issus des Canadian Ambassadors. Il enregistre deux chansons pour droit d'auteur aux États-Unis : To See You Smile et Dreams Seldom Come True. Il est membre de l'association des musiciens, le Canadian Clef Club. En 1941, ayant l'intention de quitter le monde musical, il se défait de sa clarinette et retourne à Niagara Falls pour s'occuper de sa mère. Il travaille comme soudeur pour Abex Industries de 1943 jusqu'à sa retraite en 1973. Cependant, après qu'on lui ait demandé de constituer un groupe pour une danse, il continue d'en diriger un de 10 musiciens, à temps partiel, jusqu'en 1945. Par la suite il travaille avec une variété de petits groupes y compris un quatuor, The Casuals et il donne des leçons privées de saxophone. Myron Sutton est membre du conseil d'administration du Niagara Falls Musicians' Association pendant plus de 30 ans, devenant membre à vie en 1967. Fondateur du Canadian Brotherhood Club de Niagara Falls en 1945, il en est le président jusqu'à sa mort. En 1977, il est honoré par la Niagara Promotions Association pour ses services exceptionnels à la communauté en tant que musicien. Il continue à jouer de la musique jusqu'à deux semaines avant sa mort.

McConnell, Wilson Griffith

  • WGM1
  • Person
  • 1908-1966

Wilson Griffith McConnell était née le 3 mars 1908, comme l'aîné des quatre enfants de John W. McConnell et Lily Griffith. Son père, John Wilson McConnell, était une personnalité montréalaise bien connue et l'un des hommes les plus riches du Canada. Wilson Griffith McConnell dirigeait la raffinerie de sucre de son père, St. Lawrence Sugar.
Avec sa femme Marjorie Wallace McConnell, il a eu une fille, Jill.
Etant intéresse par la musique jazz, Wilson Griffith McConnell était un collecteur des disques et d’équipement d'enregistrement.

Lam, Meilan

  • ML1
  • Person
  • 1950-

Meilan Lam naît à Vancouver en 1950. Elle a commencé sa carrière de cinéaste en 1971 à l'Office national du fil du Canada. C'est à cette époque qu'elle acquit différentes compétences techniques, notamment en animation. Elle a travaillé sur plus de 80 productions pour l'Office national du film du Canada, dont Atmos (1980), The National Scream (1980), Four Centuries: The Firearm in Canada (1982), Victoria Bridge: The 8th Wonder (1988), The Road Taken (1996), Under the Willow Tree (1997) et Moving Pictures (2000). Elle a réalisé et effectué la recherche pour le film Show Girls (1998) (version française: Les Girls).

Redmond, Robert

  • RR1
  • Person
  • 1923 -

Robert «Bob» Redmond fut saxophoniste et clarinettiste. Il est né en 1923 à Verdun au Québec. Il vit à Alexandria en Ontario. Musicien autodidacte, il a commencé sa carrière en 1941 à Montréal avec l'orchestre de Al King à l'Auditorium Ballroom. Il joua avec les Stardusters et l'orchestre de Johnny Holmes, avant de joindre l'armée canadienne à l'âge de 18 ans en 1942. En 1946, il retourna à la vie civile et à l'orchestre de Johnny Holmes à Montréal. De 1947 à 1950, il joua avec l'orchestre de danse de Johnny Gilbert et l'orchestre de Ray Dawe. Lorsque les boîtes de nuit de Montréal ont commencé à fermer, il travailla dans une compagnie de distribution de textile, qu'il a ensuite acheté et fait fonctionné pendant 30 ans. Il continua de travailler en tant que musicien à temps partiel avec les Escorts, l'orchestre de Bob Hopkins et plus tard son propre orchestre.

Orion Brownell, Edwin

  • EOB1
  • Person
  • 30 novembre 1964-

Edwin Orion Brownell est musicien et étufiant en histoire à l'Université Concordia.

Tietolman, Jack

  • JT1
  • Person
  • December 25, 1909 - February 24, 1995

Jack Tietolman naît à Montréal le 25 décembre 1909 et y décède le 24 février 1995. Il épouse Deborah Costom avec qui il a six enfants. Dans les années 1920 il est courtier en valeurs mobilières. En 1934, il crée la General Broadcasting Company. Il fonde la station de radio CKVL en 1946. Il est aussi le président et l'actionnaire principal de Radio Futura Limited, de Verdun Radio Centre Inc., de Radiomonde Limitée, de Radio and Television Sales Inc., de Verdun Import Sales Corporation ainsi que de nombreuses autres compagnies qui gravitent autour de Radio Futura sur le plan des ventes et de la promotion de stations radiophoniques.

À titre de bénévolat Jack Tietolman est gouverneur de l'Hôpital Notre-Dame, gouverneur du Jewish Hospital of Hope et président du West End Lodge du B'nai Brith. Il est aussi membre du Conseil canadien des Chrétiens et des Juifs, de la Chambre du commerce du Montréal métropolitain, de la Chambre de Commerce du Canada et de la Chambre de commerce du Québec. Il est également membre de l'Ordre du Mérite de la Culture française. Jack Tietolman reçoit de nombreux prix, honneurs et reconnaissances, dont la médaille du lieutenant-gouverneur du Québec en 1961, et à plusieurs reprises le prix du Festival de émission publicitaires radiophoniques et le Grand prix du journalisme radiophonique.

La Société du 5 avril

  • SCA1
  • Person
  • April 5, 1990-February 28, 1997

La Société du 5 avril est fondée le 5 avril 1990 lorsque sept centres d'artistes, locataires au 4060 boul. Saint-Laurent à Montréal, se trouvent menacés d'expulsion par les propriétaires décidés de vendre leurs espaces en unités de copropriétés. Ce regroupement hâtif qui se compose d'Articule, de DARE-dare, de Dazibao, de La Centrale, de Main Film, de Skol et de Vox Populi est incorporé le 6 juin 1990, sous le nom de la Société du 5 avril pour l'aménagement d'un centre destiné aux organismes sans but lucratif. La Société se donne comme mandat l'acquisition, l'aménagement et la gestion d'un centre pour des organismes autogérés du domaine des arts visuels et des arts médiatiques. Elle espère fournir à ses membres une plus grande visibilité, des locaux adéquats permanents ainsi que la possibilité d'acheter des équipements dispendieux grâce à la mise en commun de ressources financières.

Devant quitter le 4060 boul. Saint-Laurent avant le 1er mai 1991, la Société commande dès que possible une étude de pré-faisabilité qui conseille finalement une re-localisation temporaire. DARE-dare, Dazibao, La Centrale et Skol aménagent donc comme locataires au 279 rue Sherbrooke Ouest, tandis que les trois autres centres s'installent ailleurs. Peu après, la Société entreprend une étude de faisabilité pour l'acquisition et l'aménagement d'un édifice permanent. La première phase de l'étude, soit une présentation des enjeux du projet, est terminée en octobre 1993. La deuxième phase est amorcée avec une étude des aspects techniques du projet. Entre-temps, la Société du 5 avril choisit le bâtiment qui convient le mieux à ses besoins : une ancienne fonderie située au 735-745 rue Ottawa, dans le secteur très prometteur du Faubourg de Récollets. Une étude de l'édifice par un architecte vient alors clore la deuxième phase de l'étude de faisabilité et les trois cahiers de cette dernière sont finalement déposés au printemps de 1995.

Toutefois, le projet de la rue Ottawa n'est pas mené à terme. Après certaines réorientations, des membres de la Société finissent par s'installer individuellement au 460 rue Sainte-Catherine Ouest. La Société du 5 avril cesse officiellement ses opérations le 28 février 1997.

Curran, John Joseph

  • JJC1
  • Person
  • February 22, 1842-October 1, 1909

John Joseph Curran, juge et écrivain, était un membre important de la communauté irlandaise de Montréal. Né à Montréal le 22 février 1842, Curran était un des onze enfants de Charles C. and Sarah Kennedy de County Down en Irlande. Curran a étudié su Collège Sainte-Marie et à l'Université d'Ottawa. Il a gradué de l'école de droit de l'Université McGill en 1862 et a été nommé au Barreau en 1863. En 1865, il épousa Mary Elizabeth Brennan avec qui il eut sept enfants. Il a été nommé avocat de la couronne en 1882 et en 1885, il est devenu juge de la cour supérieure du Québec. En 1881, le Collège Manhattan lui octroya une doctorat honorifique.

Entre 1882 et 1885, Curran remporta trois élections consécutives pour devenir membre conservateur du parlement pour le comté de Montréal Centre. En 1894-1895, il fut soliciteur général.

Curran a écrit l'histoire de l'église Saint-Patrick, de l'orphelinat Saint-Patrick (fondé par son pére), ainsi que la vie de son ami le Père Patrick Dowd.

La notice nécrologique le concernant dans The Montreal Gazette, le 2 octobre 1909 le décrivait comme «a good citizen, a model churchman, an ardent patriot, and an impartial judge (...) respected for high character by men of all shades of opinion».

St. Patrick's Society of Montreal

  • SPSM1
  • Corporate body
  • March 17, 1834-

La St. Patrick's Society of Montreal a été fondée le 17 mars 1834 afin d’apporter un support aux immigrants irlandais et pour défendre les intérêts de la communauté irlando-canadienne. Le premier président fut John Donellan. La création de cette Société à Montréal fut suivie par celles de la Société Saint-Jean-Baptiste (juin 1834), de la St. Andrew’s Society (février 1835), de la St. George’s Society (avril 1835) et de la Société allemande de Montréal (avril 1835). La Société fut non confessionnelle jusqu'en 1856, lorsqu’une nouvelle constitution fut adoptée et qu’elle est devenue entièrement catholique alors que les membres protestants formèrent la Irish Protestant Benevolent Society. La Société fut incorporée en 1863. La constitution fut changée en 1973 afin d’accepter les femmes en tant que membres. La St. Patrick's Society est un organisme caritatif, social et éducatif. Elle a les buts suivants: promouvoir et favoriser les traditions irlandaises; aider, lorsque possible, les personnes de naissance et d’origine irlandaise et particulièrement, les immigrants irlandais; et de parler, lorsque nécessaire, au nom de la communauté irlando-canadienne.

La Société eut ses quartiers à différents endroits jusqu’en 1867 lorsqu'elle emménagea dans le nouveau St. Patrick's Hall au Square Victoria. En septembre1872, l'édifice fut détruit par un incendie. La Société est maintenant située au Square St. Patrick au 6767 chemin Côte-Saint-Luc.

La Société a tenu un rôle de premier plan lors de la construction de l'église Saint-Patrick qui a ouvert ses portes en 1847, et dans la création du cimetière Côte-des-Neiges, ouvert en 1885. La Société a aussi encouragé la création de l'hôpital St. Mary's, l'orphelinat Saint-Patrick, les organismes de charités anglo-catholiques et l'hospice Father Dowd pour les personnes âgées. Pour la Société, le bal et le dîner annuels, qui se tiennent en mars, sont les événements sociaux et les collectes de fonds les plus importants de l'année. Les fonds recueillis sont remis à des organismes de charité irlandais de Montréal et sont utilisés comme bourses ou subventions. La Société a aussi organisé la parade de la Saint-Patrick de 1834 à 1916. Le groupe United Irish Societies of Montreal a été formé en 1928 et s'occupe de la parade depuis ce temps.

Depuis 1988, la Société publie NUACHT (nouvelles), un bulletin trimestriel qui renseigne les lecteurs sur la communauté irlandaise de Montréal et donne les plus récentes nouvelles sur l’Irlande.

Duncan, Clyde

  • CD1
  • Person
  • November 23, 1912-March 6, 1973

Clyde Leonard Duncan est né le 23 novembre 1912 à Guelph en Ontario et est décédé à Montréal le 6 mars 1973. Issu d'une famille de musiciens, Clyde Duncan apprend les rudiments de la musique et du piano dès son enfance. Il joue ensuite du banjo et de la guitare dans un groupe à l'école secondaire. Il étudie également la comptabilité. Vers 1933-1934, il rejoint son frère Lloyd à Montréal et joue du banjo, puis devient le bassiste des Canadian Ambassadors de Myron Sutton. Dès lors, la basse devient son principal instrument. Membre du Canadian Clef Club, il en est vice-président de 1935 à 1938 et secrétaire en 1940. Il a également travaillé avec Herb Johnson au Roseland Ballroom vers la fin des années 1930. Il s'engage dans l'armée en 1940. Il joue dans le fanfare du District n˚4 de l'armée à Montréal avant d'aller sur le front en Europe. Libéré en 1945, il commence à travailler pour le Canadien Pacifique. Il quitte Montréal en 1946 pour s'établir avec sa famille à Val-d'Or et rejoint le Howard Gegear quintette au Club Morocco. Il travaille à temps plein comme musicien jusqu'en 1951 lorsque, pour des raisons financières, il déménage à Chibougamau avec sa famille. Là, il travaille comme comptable à temps plein et travaille aussi à temps partiel comme musicien, en plus de donner des leçons privées de piano jusqu'en 1968. Il participe activement à la vie communautaire. Pour des raisons de santé, il cesse toute activité musicale en 1968. Il laisse la comptabilité et prend sa retraite en 1972 et retourne avec sa famille vivre à Montréal, dans le quartier Pointe Saint-Charles.

Jazz Association of Montreal Inc.

  • JAM1
  • Corporate body
  • 1988-1997

Fondée en 1988, la Jazz Association of Montreal Inc. était un organisme sans but lucratif pour soutenir et promouvoir le jazz à Montréal. Ces objectifs principaux étaient de

(1) développer une plus grande appréciation du jazz en tant que forme d'art en donnant de la publicité aux activités dans la région de Montréal et en produisant des programmes culturels et éducatifs;
(2) d'encourager les jeunes musiciens de jazz et l'éducation dans le domaine du jazz;
(3) de promouvoir la conscience de l'esthétique du jazz et de sa place unique dans notre culture.

Aussi connue sous le nom Jazz Montréal, l'Association est inactive depuis 1997.

Kaye, Maury

  • MK1
  • Person
  • March 29, 1932 - February 3, 1983

Morris Kronick, mieux connu sous le nom de Maury Kaye, naît le 29 mars 1932 à Montréal et y meurt le 3 février 1983. Son père dirigeait un choeur et sa soeur jouait du piano. À six ans, il commence à apprendre le piano et de 1945 à 1949, il suit des leçons avec Arthur Letondal au Conservatoire de Musique de Montréal, puis étudie à l'Université McGill. Il apprend la trompette par lui-même et joue aussi de la clarinette. Il est chef d'orchestre au cabaret montréalais El Morocco (1952-1959), et se consacre également à ses propres groupes (notamment chez Dunn's). Il est trompettiste avec les ensembles de Steve Garrick et Gilbert «Buck» Lacombe parmi d'autres. Il accompagne les chanteurs Tony Bennett, Pearl Bailey, Edith Piaf, Sammy Davis Jr., Joséphine Baker et Mel Tormé. Sa carrière, interrompue à cause de sa dépendance à l'héroïne, se partage entre Montréal et Toronto, où il se produit à la House of Hambourg et joue de la musique dans la pièce de Jack Gelber, The Connection (1960-1961). Il joue avec Ron Collier, avec des orchestres de studio et au Centre O'Keefe et accompagne des musiciens américains de passage au cabaret Bourbon Street (1968). À Montréal il dirige des groupes dans plusieurs clubs entre 1961 et 1963, notamment au Playboy Penthouse.De 1970 à 1974, il joue à Toronto. De retour à Montréal en 1975, il travaille avec le trompettiste Charles Ellison, la chanteuse Barbara Reney et plusieurs autres. On le voit entre autres au Rising Sun. Pianiste impétueux de style bebop et jouant du cor d'harmonie, il enregistre pour la Société Radio-Canada avec Ron Collier.

Reno, Johnny

  • JR1
  • Person
  • May 11, 1917 -

Giovanni Roco «Johnny» Reno naît le 11 mai 1917 à Montréal de parents originaires de la Sicile. Il apprend à jouer de la clarinette à l'âge 9 ans et suit des leçons privées avec Joseph Fiori. À l'âge de 14 ans, il apprend par lui-même successivement le saxophone alto et le saxophone ténor. Vers 16 ans, alors qu'il est toujours à l'école, il commence à jouer dans des salles de danse dans le quartier St-Henri. Il débute sa carrière à temps plein avec le pianiste Al Buckwald au Montreal Press Club en 1938. Au cours des années 1940, il dirige différents groupes de jazz, travaillant avec Jimmy Jones au Rockhead's Paradise (1944-1945) et avec Lloyd Duncan au Café St. Michel. Il joue premier saxophone alto et soliste pour différents orchestres, incluant ceux dirigés par Bix Bélair, Maynard Ferguson, Russ Meredith et Stan Wood. De 1952 à 1963, il dirige les quatuors qui se produisent au Café Montmartre. Pendant un an et demi il travaille avec Marcel Doré dans le spectacle que ce dernier présente au boîte de nuit le Casa Loma.Il joue ensuite de manière intermittente dans différentes boîtes avant de travailler dans le groupe de Joe Christie, accompagnant des danseuses au club Chez Paree (1973-1974). Au cours de sa carrière, il travaille également comme copiste de musique, professeur de musique, musicien de studio et compositeur.

Sabbath, Lawrence

  • LS1
  • Person
  • May 25, 1915 - June 29, 1993

Lawrence Sabbath naît le 25 mai 1915 et décède à Montréal le 29 juin 1993. Il étudie les humanités à l'Université Queen's et en droit à l'Université McGill. Il est un critique de théâtre et d'arts visuels pour le quotidien The Montreal Star (de 1957 à 1979), pour The Gazette(de 1979 à 1987), et également pour d'autres journaux et magazines comme le Toronto Star, le New York Times, le Saturday Night et le Vie des arts. Il est le premier critique anglophone à couvrir le théâtre francophone, portant ses succès à l'attention des lecteurs hors Québec et il fait connaître aux québécois les réalisations des compagnies et des comédiens francophones hors Québec. Il est le premier critique à reconnaître le talent énorme du dramaturge Michel Tremblay, dont les oeuvres sont censurées à cause de l'emploi de la langue vernaculaire. Au cours de sa carrière de journaliste, il donne des conférences sur les arts visuels et sur le théâtre à la télévision et à la radio, et des cours universitaires et dans des écoles secondaires. En 1990, il reçoit de la compagnie Imperial Oil le prix pour l'exellence en journalisme sur les arts.

Vazan, Bill

  • BV1
  • Person
  • 1933-

Bill Vazan est né à Toronto en 1933. En tant qu'artiste, localisé à Montréal, il a travaillé pendant plusieurs années avec la photographie et le vidéo ainsi qu'avec la sculpture, surtout avec des roches.

Ses oeuvres sont exposées dans des galeries à travers le monde. Il était l'un des artistes de l'événement Corridart dans la rue Sherbrooke de 1976.

Véhicule Art Inc.

  • VA1
  • Corporate body
  • 1972-1983

Véhicule Art (Montréal) Inc. est devenue une entité légale en mars 1972 et la galerie a été inaugurée le 13 octobre de la même année. Située au 61 ouest de la rue Ste-Catherine, en plein coeur du centre-ville de Montréal, la galerie fut le premier espace d'exposition alternative de la ville. Elle fut créée par treize membres qui désiraient «un centre sans but lucratif, ni politique dirigé par les artistes pour les artistes». La galerie avait pour but «d'apporter à la collectivité un espace d'exposition qui lui permettrait de prendre contact avec l'art et la pensée artistique sous toutes les formes possibles empruntées par ceux-ci». «On souhaitait par ce moyen renouveler l'intérêt du public pour les arts visuels à Montréal, stimuler sa prise de conscience et faire croître cet intérêt».

Véhicule fut conçu à la fois comme espace d'exposition pour les arts visuels et lieu de présentation de performances, de vidéos, de films, de danse, de musique et de soirées de poésie. En outre, les fondateurs insistèrent sur son rôle fondamental en tant que centre de formation et d'information en organisant des groupes d'études, des conférences, une bibliothèque de ressources et de documentation et un programme de liaison avec les écoles publiques et les universités de la ville. Tous ces objectifs avaient pour but «de combler une lacune dans la vie artistique de la collectivité».

Grâce à des subventions fédérales, Véhicule a pu mettre en oeuvre un ambitieux programme d'expositions et d'information. La création et l'installation à l'arrière de la galerie des Presses Véhicule en 1973, a donné lieu à la production de livres d'artistes, de catalogues d'expositions, de bulletins, d'affiches et de recueils de poèmes. Les oeuvres publiées par les Presses Véhicule reflétaient l'atmosphère multi-disciplinaire de la galerie dans laquelle divers membres du groupe collaboraient à des projets spécifiques. De plus, une banque de diapositives et une collection de vidéos furent commencées afin d'enrichir les sources d'information.

La principale préoccupation de Véhicule fut, au cours des premières années, de porter à l'attention du public les oeuvres expérimentales des artistes locaux et en particulier, leurs rapports avec les tendances internationales. L'exposition inaugurale fut constituée de trente-deux oeuvres de vingt artistes montréalais. Le choix de ces oeuvres par neuf membres de Véhicule, révèle une préoccupation, non seulement pour la «nouveauté», mais aussi l'affirmation d'un esprit de collectivité par le recours à un jury de sélection. Même si seulement quatre femmes ont trouvé place dans cette première exposition, on présenta les oeuvres de 35 jeunes montréalaises deux mois plus tard.

Bien que Véhicule eut affirmé n'embrasser aucune idéologie en particulier, son orientation vers des attitudes expérimentales de l'esthétique explique son appui important à l'art anti-objet et son insistance particulière sur les installations, les performances et les projets multi-médias. Au cours de 1972 et 1973, on y présenta environ 60 événements et expositions regroupant quelques 300 participants, presque tous de Montréal. Un an plus tard, environ la moitié des artistes et des participants venaient de l'extérieur de Montréal. Ce changement se voulait le reflet de la préoccupation croissante de Véhicule d'être un élément vital dans un milieu artistique éclaté. Le nombre des expositions/événements est demeuré stable durant les années 1970 à cause d'une programmation énergique et ambitieuse.

Dès 1975, Véhicule s'était mérité une reconnaissance «officielle» grâce à la participation de ses membres à deux expositions organisées par le Musée d'art contemporain de Montréal. Des galeries publiques de l'extérieur de Montréal ont aussi montré des oeuvres d'artistes de Véhicule. Les Presses Véhicule prirent de l'envergure et formèrent la Coopérative d'imprimerie Véhicule. Le nombre des membres doubla et la galerie participa à d'importants échanges avec d'autres centres d'art alternatif au Canada, aux États-Unis et en Europe. Son programme de visites scolaires, ses expositions d'oeuvres produites par les étudiants des écoles d'art et des universités, ainsi que des événements publics tels que l'exposition de cerfs-volants (1973) et des projets pour les Jeux olympiques de 1976 affirment la détermination de Véhicule à devenir une part intégrante de la communauté culturelle de Montréal.

La croissance des effectifs et la consolidation des différentes disciplines regroupées dans Véhicule donnèrent naissance à des cheminements distincts. Les Presses Véhicule mirent sur pied un programme de publication plus vaste et plus ambitieux et devinrent plus autonomes en emménageant dans le quartier chinois en 1977. La danse et les soirées de poésie devinrent de plus en plus un importantes dans la programmation de Véhicule. Les expositions et les événements à la galerie firent régulièrement l'objet de commentaires dans les journaux locaux et sa renommée s'en trouva agrandie. Vidéo Véhicule, lancé en 1976, mérita rapidement à la galerie la réputation d'être l'un des centres de vidéos les plus actifs au Canada. Au cours des dernières années de la décennie 1970, les présentations de vidéos dominèrent la programmation de la galerie et l'importante participation d'artistes internationaux témoigna de sa solide réputation.

Malgré ces hauts faits, des conflits internes se développèrent concernant l'orientation de la programmation et l'administration de Véhicule. Les différentes disciplines devinrent de plus en plus polarisées. La prémisse initiale d'un collectif cohésif d'artistes avait évolué de façon dramatique. A l'été de 1979, Véhicule emménagea dans des locaux plus vastes au 307 ouest de la rue Ste-Catherine et changea son nom pour Le Musée d'art vivant Véhicule.

Les dernières années furent marquées par des problèmes au niveau de l'administration et de la programmation, ce qui continua de pertuber la vie du groupe. Le nombre de membres chuta alors fortement, mais l'adhésion devint de plus en plus restreinte. La séparation de Vidéo Véhicule (devenu Prime Vidéo) du groupe n'est qu'un exemple de la brouille engendrée par les mésententes internes et les conflits idéologiques au sein de la coopérative. La communauté artistique, qui avait appuyé Véhicule depuis près d'une décennie, croyait maintenant que le centre alternatif n'était plus représentatif et ne répondait plus aux besoins des artistes de Montréal. Le fait que trois générations d'artistes ont évolué au sein de Véhicule en une seule décennie démontre bien comment des changements d'orientation et de mission purent survenir. Comme tant de fois auparavant dans l'histoire de la communauté artistique de Montréal, une coalition telle que celle de Véhicule ne répondait plus à son mandat et à ses objectifs de départ. De plus, la ville elle-même réagissait plus ouvertment à de nouvelles tendances dans l'art. Malgré diverses tentatives pour ranimer l'intérêt à l'égard de Véhicule, les derniers événements se déroulèrent en juin 1982 et la dissolution se fit sans bruit en 1983. C'est ainsi que se termina une époque dans la vie culturelle de Montréal.

Gilmore, John

  • JG1
  • Person
  • 1951-

John Gilmore est né à Montréal en 1951 et a grandi en banlieue, plus précisément à St-Eustache-sur-le-lac, devenu par la suite Cité des Deux-Montagnes. Gradué du CÉGEP de l'Université Sir George Williams en 1972, il étudia et devint par la suite journaliste à Bridgend au Pays de Galles de 1974 à 1976. Lors de son retour à Montréal, il travailla au journal The Gazette de 1977 à 1978 et il commença à prendre des leçons privées de saxophone.

En 1978, il devint étudiant à temps plein au programme de jazz à l'Université Concordia et il obtint un Baccalauréat en Beaux-arts (musique) en 1981. Durant cette période, il fut aussi l'animateur d'une émission sur le jazz sur Radio Centreville CINQ-FM et commença à faire de la recherche sur l'histoire du jazz à Montréal.

De 1981 à 1986, il fut rédacteur à la pige, en plus d'être pigiste, et enseigna aussi l'histoire du jazz pendant un an à Concordia tout en faisant la recherche et en rédigeant deux livres, grâce à une subvention du Conseil canadien des arts: Swinging in Paradise: The Story of Jazz in Montreal publié en 1988 et Who's Who of Jazz in Montreal: Ragtime to 1970, publié en 1989 par Véhicule Press à Montréal. Il a ensuite publié un article «Jazz Research in Canada: Issues and Directions» dans Ethnomusicology in Canada, dirigé par Robert Witmer (Toronto: Institute for Canadian Music, 1990). Swinging in Paradise fut traduit et publié en français sous le tire Une histoire du jazz à Montréal, par Lux Éditeur, Montréal, en 2009. L'édition française inclut des corrections, de nouvelles notes explicatives en bas de page, Une préface de Gilles Archambault (auteur et ancien chroniqueur de jazz à Radio-Canada), et une nouvelle postface par l'auteur.

From 1985 to 1991, John Gilmore fut journaliste à Radio-Canada Intenational, à Montréal, puis est déménagé dans l'ouest canadien où il vécut de 1991 à 2000, plus précisément à Canmore et Calgary, Alberta et ensuite à Vancouver, Colombie-Britannique. Durant cette période, il a travaillé à en tant qu'éditeur au Banff Centre, comme programmeur musical à CBC Radio à Calgary, en tant que rédacteur à la pige et également en tant que pigiste. Il a aussi enseigné l'anglais langue seconde en Angleterre (où il a obtenu un certificat d'enseignement à Cambridge) et au Brésil et, par la suite, à la University of British Columbia et au Vancouver Community College.

En 2000, il revint vivre à Montréal, où il a continué à travailler en tant que rédacteur à la pige et pigiste. Il fut chargé de cours pendant un an à l'Université Concordia et professeur à temps partiel à la division de l'éducation aux adultes de la Commission scolaire de Montréal. Il est devenu citoyen britannique (tout en maintenant sa citoyenneté canadienne) en 2010. Son roman poétique, Head of Man, a été publié par Reality Street (Royaume-Uni) en 2011.

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