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Notice d'autorité
Personne

Teboul, Victor

  • VT1
  • Personne
  • 1945 -

Victor Teboul, écrivain, journaliste et enseignant, est né le 9 mai 1945 à Alexandrie, en Égypte. En 1956, avec ses parents et sa sœur Flora, il quitte ce pays pour la France à la suite de la guerre de Suez lorsque de nombreuses familles juives sont expulsées d’Égypte. Sa famille,
comme quelques centaines de réfugiés juifs, est hébergée au couvent de Notre-Dame-de-l'Osier dans l'Isère, avant de gagner la région parisienne où Victor Teboul fréquente de 1958 à 1962 l’école privée The English School of Paris située à Andrésy en Seine-et-Oise. Il poursuit ensuite à Paris ses études à l’École supérieure de journalisme (1962-1963).

La famille Teboul immigre au Québec en 1963. Victor s’inscrit à l’école de journalisme, Studio 5316, à Montréal. En 1965, il poursuit ses études d’abord au Sir George Williams High School, puis en 1966 à l’Université Sir George Williams (aujourd'hui Université Concordia) où il obtient un B.A. en 1969. Il s’inscrit la même année à l’Université McGill où il obtient en 1971 un diplôme de maîtrise en lettres françaises et québécoises et où il est chargé de cours de 1971 à 1973. Il est ensuite professeur invité au Collège universitaire de Hearst, affilié à l'Université Laurentienne, aux sessions d'été de 1974, 1975 et 1976 ; il y enseigne la littérature québécoise et les communications. Durant les 30 années suivantes, soit de 1977 à 2007, il enseigne la littérature au Cégep Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse. Tout en menant sa carrière d’enseignant, il poursuit sa spécialisation en littérature québécoise à l’Université de Montréal où il complète en 1982 une thèse de doctorat sur l’hebdomadaire libéral Le Jour, fondé en 1937 par Jean-Charles Harvey. Il est également chargé de cours en histoire à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) entre 1989 et 1997.

À la fin des années 1960 et au début des années 1970, Victor Teboul est journaliste-pigiste auprès du Nouveau Samedi, de La Patrie et de la revue L'Actualité. Il collabore aussi au magazine Perspectives et au mensuel Nouveau Monde, premier magazine juif de langue française publié au Québec, dont il devient le rédacteur en chef en 1972. Il écrit également de nombreux articles dans le journal Le Devoir et également dans le quotidien anglophone The Gazette, dans lequel il signe une chronique sur l'éducation à la fin des années 1980.

Comme écrivain, Victor Teboul publie en 1977 Mythe et images du Juif au Québec (Éditions Lagrave), un essai qui provoqua un débat public puisqu’il remettait en question la représentation des Juifs et d'Israël dans la littérature québécoise et les médias. En 1984, il publie sa thèse de doctorat sous le titre : Le Jour : Émergence du libéralisme moderne au Québec (HMH Hurtubise). Plus tard, en 1999, il publie son premier roman Que Dieu vous garde de l'homme silencieux quand il se met soudain à parler (Les Intouchables), où est décrite l’intégration d’un jeune Juif sépharade dans la société québécoise. Suivront par la suite d’autres romans et essais tels que La lente découverte de l’étrangeté (Les Intouchables, 2002), et Les Juifs du Québec : in Canada we trust : réflexion sur l’identité québécoise (L’ABC de l’édition, 2016). De 1981 à 1986, Victor Teboul dirige la revue Jonathan, publication mensuelle qu'il a fondée au sein du Comité Canada-Israël, organisme dont il est le directeur régional. Cette revue visait à faire connaître le pluralisme de la communauté juive et de la société israélienne. Dans le cadre de ses fonctions de conseiller en communications au ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration du Québec, poste qu’il occupe de 1989 à 1991, il réalise la publication «Une femme, un vote» parue à l’occasion du 50e anniversaire de l’obtention du droit de vote par les femmes québécoises.

En 1979 et 1980, Victor Teboul participe activement à la conception et réalisation d’une série d’émissions sur la communauté juive intitulée « En tant que Juifs » diffusées dans le cadre du programme « Planète » de Radio-Québec dont il est l’animateur et le recherchiste. En décembre 1981, il réalise une entrevue diffusée en mai 1982 à la radio de Radio-Canada, avec René Lévesque, alors premier ministre du Québec, portant sur les rapports entre Juifs et Québécois. L’entrevue fait partie d’une série de 14 émissions sur la Communauté juive du Québec, dont Victor Teboul est l’auteur, qui a été diffusée sur la chaîne culturelle de la radio de Radio-Canada en 1982. L’intégralité de l’entrevue avec René Lévesque est publiée en 2001 dans René Lévesque et la communauté juive (Les Intouchables). Victor Teboul est également l'auteur d’autres séries radiophoniques diffusées sur la chaîne culturelle de Radio-Canada, notamment d’une série sur le 40e anniversaire de l’État d’Israël, diffusée en 1988, et d’une autre sur la diversité intitulée «Le Québec au Pluriel» diffusée en 1989. Il est enfin l’auteur d’une série de 8 émissions radiophoniques sur le libéralisme au Québec, diffusée à la radio de Radio-Canada en 1988, inspiré de son ouvrage Le Jour : Émergence du libéralisme moderne au Québec.

De 1983 à 1987, il est membre du Conseil supérieur de l’éducation et de 1987 à 1989 du Conseil de presse. En 2005 et 2008, il est membre du jury des Prix littéraires du Gouverneur général du Canada pour la catégorie Essai ainsi que du Jury du Conseil des arts pour l'attribution des bourses d'écrivains dans la même catégorie.

Victor Teboul est le directeur du webzine Tolerance.ca qu’il a fondé en 2002 pour promouvoir un discours critique sur la tolérance et de diversité.

Holmes, Johnny

  • JH1
  • Personne
  • 8 juin 1916-11 juin 1989

Johnny (John Joseph Harold) Holmes naît le 8 juin 1916 à Montréal. Il y meurt le 11 juin 1989. Il abandonne ses études à l'École Maisonneuve à l'âge de 10 ans et commence à travailler comme garçon de bureau pour une manufacture de souliers. Très tôt dans sa vie, il commence à jouer du cornet, l'ayant reçu en cadeau de son père. À l'âge de 14 ans, il décline une offre de faire partie du nouvel Orchestre symphonique de Montréal. Il suit un cours d'administration et travaille comme secrétaire pour la compagnie Anchor Cap & Closure jusqu'en 1943. Bien qu'il acquiert sa formation d'arrangeur et d'instrumentaliste musical par lui-même, il étudie pendant quelques temps avec C. Van Camp. Alors qu'il joue avec son père et avec son frère dans un orchestre de 22 musiciens, il rencontre Edgar Braidi, trompette alto à l'OSM, qui lui enseigne l'art de faire des arrangements.

En 1940, il fonde les Esquires, une formation coopérative de 10 musiciens, où il est trompettiste en chef. En 1941, il en prend la tête et le renomme le Johnny Holmes Orchestra, qui jouera au Victoria Hall les samedis soirs. Ce sera le big band le plus populaire à Montréal entre 1941 et 1951. Il découvre des musiciens doués; son orchestre compte parmi ses membres, à diverses périodes, Nick Ayoub, Al Baculis, Maynard et Percy Ferguson, Bix Bélair, Bud Hayward, Art Morrow et Oscar Peterson. Lorraine McAllister, Wally Aspler, Sheila Graham et Mae Séguin sont tour à tour chanteurs pour l'orchestre. Durant les années 1950, à l'occasion de la naissance de sa fille, Johnny Holmes interrompt sa carrière musicale, et travaille comme vendeur. En 1960, il reprend à temps partiel sa carrière de musicien. En 1980, il se consacre à temps plein aux émissions de la CBC-Radio. En tant que chef d'orchestre, il participe à des émissions radiophoniques dont The Johnny Holmes Show et Broadway Holiday.Entre 1966 et 1973, il effectue plusieurs enregistrements pour son compte et pour d'autres musiciens jusqu'à sa retraite en 1978. Au cours de sa carrière, il compose et arrange de nombreuses pièces et oeuvres d'envergure dont The Fair City, une suite de jazz dédiée à Expo 67.

McKenna, Brian

  • BM1
  • Personne
  • August 8, 1945-

Brian McKenna naît à Montréal le 8 août 1945. Il est marié à la journaliste Anne Lagacé Dowson.

Dans son enfance, Brian McKenna habite le centre-ville de Montréal et débute son éducation à une école francophone de la Congrégation de Notre-Dame. Ensuite, sa famille emménage à Valois dans la banlieue de Montréal, et plus tard à Beaconsfield. Pendant qu'il est étudiant à l'école secondaire St-Thomas à Pointe-Claire, McKenna travaille comme rédacteur aux sports pour le journal du collège, le St. Thomas News. À la fin de ses études secondaires en 1963, et est accepté en deuxième année du programme «Honours English» au Collège Loyola. Il s'associe à la société de débat et à l'hebdo du collège, le Loyola News. Au Loyola News, McKenna travaille comme journaliste, ensuite au secrétariat de la rédaction, et finalement au poste de rédacteur aux informations. Il est nommé rédacteur en chef en l'automne 1966. En 1967 il reçoit un B.A. en lettres anglaises. On l'engage comme journaliste d'été au journal le Montreal Star pour faire du reportage sur l'exposition mondiale Expo 67. En automne 1967 il retourne aux études et au poste de rédacteur en chef du Loyola News. En 1968 il reçoit un diplôme en sciences de communication.

Au fil des années, Brian McKenna travaille comme journaliste, auteur, réalisateur de film, producteur et collaborateur à plusieurs émissions de radio et de télévision locales et nationales. En 1968, il devient journaliste à temps plein au Montreal Star. De novembre 1969 à 1971 il est envoyé spécial au parlement d'Ottawa. Il démissionne du Montreal Star en septembre 1973, et devient rédacteur à The City at 6, une émission d'affaires courantes et d'informations locales mise en ondes par la Canadian Broadcasting Corporation. Au même moment, il est l'envoyé québécois pour l'émission radiophonique nationale As It Happens de la CBC. À l'automne de 1975, McKenna se joint au programme national d'affaires courantes, The Fifth Estate, comme fondateur et réalisateur; il y reste jusqu'en 1988. De plus, entre 1972 et 1995, il réalise indépendamment plusieurs films. À l'automne de 1980, on crée la McKenna Purcell Productions Inc., et par la suite les services de McKenna se font entreprendre par le biais de cette compagnie. En 1989, il est nommé «Max Bell Fellowship» professeur invité à l'École de journalisme de l'Université de Regina; il enseigne la réalisation de films documentaires. Brian McKenna et Susan Purcell créent la compagnie Wartime Productions Inc. en novembre 1989. McKenna travaille aussi sur divers projets avec son frère Terence McKenna.

Brian McKenna rédige des articles pour les revues Saturday Night, Weekend Magazine, Literary Review of Canada, Cité libre, et Last Post, et périodiquement il fait des critiques de livres pour les journaux Montreal Gazette et Toronto Star. Il est co-auteur d'une biographie du maire de Montréal, Jean Drapeau et il rédige des articles pour The Canadian Encyclopedia sur les maires de Montréal, Camilien Houde et Jean Drapeau

À travers sa carrière, Brian McKenna reçoit plusieurs honneurs et prix. En 1968, il est nommé Grand Old Man par le Loyola News, et est honoré comme Homme de l'année à la cérémonie annuelle des Prix Étudiants. En 1973, il gagne un prix ACTRA pour les textes et pour la réalisation du film documentaire «Settling Accounts», réalisé pour The City at 6. Le film gagne également le prix Anik pour reportage. McKenna gagne deux prix Gemini pour And Then You Die. Il reçoit cinq prix Gemini pour The Valour andthe Horror, une série télévisuelle réalisée en anglais et en français. Il reçoit également quatre prix ACTRA, dont un pour His Worship Jean Drapeau, trois rubans du American Film Festival, deux prix Golden Sheaf du Yorkton Film Festival, une médaille au New York Film Festival, une plaque «Chris» au Columbus Film Festival, et des prix Wilderness et Anik pour The Killing Ground, qu'il co-écrit avec Terence McKenna.

Litchfield, Jack

  • JL2
  • Personne
  • 1929-

Jack Litchfield naît en 1929. Il travaille comme ingénieur superviseur pour le réseau de transmission de Radio-Canada à Montréal. Les collectionneurs et les historiens du jazz canadien le reconnaissent comme un inconditionnel du jazz.

Palmer, Alan Douglas

  • AP1
  • Personne
  • May 18, 1913-March 28, 1971

Alan Douglas Palmer naît à Montréal le 18 mai 1913 et y décéde le 28 mars 1971. Il amorce sa carrière journalistique dans les années 1920, couvrant des événements sportifs pour la Presse canadienne et pour des hebdomadaires régionaux. Durant la deuxième guerre mondiale, il s'engage dans l'Armée canadienne pendant cinq ans, terminant sa carrière militaire en tant que journaliste pour le Maple Leaf, un journal de l'Armée. Après la guerre, il devient journaliste policier au Montreal Herald avant d'y obtenir sa propre chronique Man About Town, dont le thème est Montréal. Il devient alors l'un des spécialistes les plus respectés de la scène montréalaise. En 1949, il couvre des événements policiers en Floride pour le Key West Citizen, en plus d'effectuer des reportages pour la Associated Press et la Florida Daily Newspaper Association.En 1952, il revient au Montreal Herald, effectuant des reportages policiers. Il couvre également diverses activités reliées aux boîtes de nuit dans une chronique appelée Cabaret Circuit. À la disparition du Montreal Herald en 1957, il passe à l'emploi de la Gazette, couvrant d'abord les événement policiers, dont l'affaire Bercowitz; Louis Bercowitz avait des liens présumés aux syndicats criminels et était en prison pour homicide involontaire. Al Palmer écrit une chronique populaire sur Montréal intitulée Our Town. Parallèlement à sa carrière journalistique, Al Palmer écrit deux livres, Sugar-Puss et Montreal Confidential.

Whiston, Henry

  • HW1
  • Personne
  • 1928-1984

Henry Frank Whiston est né à Montréal en 1928. Il fut étudiant au High School of Montreal. Il épousa Mary Xenos en 1960. Ils eurent deux filles: Barbara Eleanor et Lorraine Susan. Il est décédé à Montréal le 24 juin 1984. Durant ses études, il travailla à la Canadian Broadcasting Corporation. Il devint ensuite producteur à temps plein et continua à travailler à CBC jusqu'à sa retraite en 1976. Son intérêt pour le jazz étant de longue date, il travailla en tant que recherchiste, rédacteur et producteur pour l'émission de radio de CBC-AM, Jazz at Its Best, qui fut diffusée les samedis matin de 1952 à 1968. Durant les années 1950, l'émission fut diffusée seulement à Montréal, mais durant les années 1960, elle fut diffusée à l'échelle nationale. Ted Miller en était l'animateur. Henry Whiston a aussi produit d'autres émissions radiophoniques.

Noël, Jean

  • JN2
  • Personne
  • 1940-

Jean Noël est né à Montréal. Il est l'un des artistes de l'événement Corridart dans la rue Sherbrooke en 1976.

Mosher, Terry

  • TM1
  • Personne
  • 1942-

Aislin est le pseudonyme utilisé par Terry Mosher, caricaturiste à la Montreal Gazette. Il est né à Ottawa en 1942 et il a étudié à Montréal, Toronto et Québec. Gradué de École des Beaux-Arts de Montréal, il a d'abord au Montreal Star, puis à la Gazette.

Son travail a été distribué partout au Canada et il a travaillé à la pige pour plusieurs publications telles que le New York Times, le Time magazine, le Punch et le Harper's. Il a publié environ 30 livres, certains étant des recueils de ses oeuvres, d'autres des ouvrages qu'il a illustré. Il a remporté deux National Newspaper Awards et plusieurs prix du Salon international de la caricature. En 1985, il est devenu le plus jeune membre du Canadian News Hall of Fame. En 1997-1998, le Musée McCord a tenu une exposition de ses meilleures caricatures ainsi que celles de Serge Chapleau, caricaturiste à La Presse.

Bourgeois, Gail

  • GB1
  • Personne
  • [19--]-

Gail Bourgeois est une artiste, une commissaire indépendante et une écrivaine. Elle a obtenu une baccalauréat en beaux-arts de l'Université Concordia en 1984 et une maîtrise en beaux-arts en 1991. Elle a entrepris plusieurs projets de commissariat depuis 1996, tenu ses propres expositions depuis 1985, collaboré à d'autres expositions et d'autres projets, participé à des séminaires et d'autres activités professionnelles et été membre des conseils d'administration de plusieurs galeries d'art et des centres de ressources gérés par des femmes artistes, tels que Powerhouse Gallery/La Centrale.

Gail Bourgeois a été commissaire de l'exposition Powerhouse: Qui sommes-nous aujourd'hui. Tenue en 2001, l'exposition contenait des autoportraits de 14 membres fondateurs de la galerie. Cette dernière détient toujours le record de longévité au Canada pour une galerie gérée par des femmes. L'exposition a été tenue à la McLure Gallery à Westmount, au Québec.

Katz, Gertrude

  • GK1
  • Personne
  • 1929-

Gertrude Katz, militante sociale, enseignante, écrivaine et poète, est née le 7 novembre 1929 à Montréal, Québec. Dans les années 1960, Katz s'intéresse activement à la réforme de l'éducation au Québec et s'implique auprès du Comité des écoles neutres pour une période de cinq ans. En tant que membre de ce comité, elle luttait pour un changement dans le système scolaire de la province, lequel était basé sur des critères religieux. Katz a rencontré le Dr Henry Morgentaler en 1965 alors qu'il faisait partie du Comité des écoles neutres, et elle est restée son amie et associée pendant de nombreuses années, aidant à former le Comité de défense de Morgentaler à Montréal en 1972-1973. Katz a également été directrice de campagne électorale du Dr Morgentaler au Québec en 1972-1973 En 1972, elle a aidé à former la section de Montréal de la Canadian Abortion Rights Action League. Katz a été contrôleur pour les cliniques Morgentaler à Montréal, Toronto, Winnipeg, Edmonton, Fredericton, Halifax et St. John's entre 1978 et 2005. Katz a enseigné la rédaction créative sur une base volontaire au pénitencier fédéral de Saint-Vincent-de-Paul. Ce travail aboutit à la publication de The Time Gatherers (1970). Les autres livres de Katz incluent Poems for 27 Cents, avec une introduction d'Irving Layton (1961), Through Mist, Weeds et Water (1973) et Duet (1982). De plus, Katz a publié de nombreux articles dans The Canadian Forum, Fiddlehead, Evidence, Booster & Blaster, Feminist Communication Collective, Viewpoints, Anthanor et Humanist in Canada. Deux de ses poèmes ont été publiés dans Love Where The Nights Are Long, éditées par Irving Layton (1962), avec qui elle avait une amitié de longue date et des relations commerciales, et dans Essential Words, édité par Seymour Mayne (1985). En 1973-1974, Katz a dirigé un atelier d'écriture à la Powerhouse Gallery (maintenant La Centrale Galerie Powerhouse). Elle est mariée à Carl Katz et a deux filles.

Tinguely, Vincent

  • VT2
  • Personne
  • 1959-

Vincent Tinguely est écrivain et poète de performance actuellement basé à Winnipeg, au Manitoba. En 2005, il a auto-publié une novella intitulée Final Trainwreck of a Lost-Mind Summer. En 2006, il a publié un chapbook intitulé Parc Ave. Poems. Tinguely a également beaucoup écrit sur des créations orales et des événements littéraires. Il a co-animé deux émissions de radio sur CKUT 90.3, Victorious & Invincible et Kitchen Kitchen Bang Bang.

Bell, Joe

  • JB1
  • Personne
  • 1908-1972

Joe Bell naît le 20 décembre 1908 à Chester-le-Street, dans le Comté de Durham en Angleterre, et meurt le 4 décembre 1972 à Montréal. En 1919, il émigre avec sa famille au Canada et s'établit à Toronto. Il se marie en 1934, et lui et son épouse Anne ont une fille prénommée Joan.

Il acquiert sa formation musicale comme membre du Salvation Army Dovercourt Corps Band. Il travaille comme commis dans une banque, mais Joe Bell préfère recourir à ses habiletés de tromboniste pour gagner sa vie. En 1934, il quitte Toronto et le Old Mill où il jouait avec le Leo Romanelli Dance Orchestra, pour se joindre au Kramer Band à Montréal. Il joue alors dans de nombreuses boîtes de nuit telles le Lido, Chez Maurice et le Normandie Roof de l'hôtel Mont-Royal. De 1945 à 1965, Joe Bell est successivement premier et second tromboniste de l'Orchestre symphonique de Montréal. Il enseigne également au département de musique de l'Université McGill, ainsi qu'à la McGill Summer Music School dans les Cantons de l'Est. Il prend sa retraite en 1965.

Wagschal, Marion

  • MW1
  • Personne
  • 1943-

La peintre canadienne Marion Wagschal est née à Port-d'Espagne, Trinidad, en 1943, comme fille de réfugiés juifs venant d'Allemagne. La famille a immigré au Canada en 1951. Wagschal a obtenu son diplôme d'études supérieures à l'Université Sir George Williams (aujourd'hui l'Université Concordia), Montréal, en 1975. Elle a ensuite enseigné pendant trente-sept ans au département de peinture et de dessin de la faculté des beaux-arts de cette université avant de prendre sa retraite en 2008. Les œuvres de Wagschal ont été exposées sur des plateformes internationales et nationales. Ses œuvres font partie de collections privées et publiques dans le monde entier, notamment au Musée d'art contemporain de Montréal, au Musée des beaux-arts de Montréal, au Centre des arts de la Confédération à Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard), au Musée de Joliette, au Musée des Beaux-Arts du Québec, à la Art Gallery of Nova Scotia, au Plattsburgh State Art Museum et à la Robert McLaughlin Gallery (Oshawa, ON).

Reusch, Kina

  • KR1
  • Personne
  • 1940-1988

L'artiste Kina Reusch est née le 13 décembre 1940 a Montréal, et elle est décédée en 1988, à l'âge de 47 ans. Plutôt autodidacte, elle a quand même étudié à l'école d'art du Musée des Beaux-arts de Montréal, au Central Technical School de Toronto et au Ontario College of Art. Ses parents étaient artistes et même si elle avait des intérêts pour l'art étant enfant, ce n'est qu'à l'âge de 31 ans, en 1972, qu'elle est devenue artiste à temps plein. Elle a eu de nombreuses expositions, a gagné des prix et obtenu des subventions du Conseil des arts du Canada et du ministère des Affaires culturelles du Québec. Elle a tenu des ateliers d'été à Beauce-Arts. En 1976, elle a réalisé l'installation Torii pour l'exposition Corridart commandité par le programme des arts et de la culture des Jeux olympiques de Montréal. Elle fut par la suite très impliquée dans les procédures légales connues sous le nom de l'Affaire Corridart. En 1977, elle est devenue la directrice de la galerie Powerhouse (plus tard La Centrale), une galerie auto-gérée par des femmes artistes. Kina Reusch était surtout reconnue pour ses tissages abstraits. Ses peintures, ses tapisseries et ses sculptures se retrouvent dans différentes collections privées et corporatives, incluant la Banque d'œuvres d'art du Conseil des arts du Canada et la Collection prêt d'œuvres d'art du Musée du Québec.

Loye, John

  • JL1
  • Personne
  • ca.1880-1962

John Loye est né à Montréal vers 1880. Célibataire, il a vécu toute sa vie à Montréal et y est décédé en novembre 1962. Il a reçu son éducation à l'école Bishop. Il était un expert sur l'histoire des débuts de Montréal, l'histoire du chemin de fer et la monnaie. Il fut dessinateur pour H.R. Ives Co. et Meldrum Iron Works jusqu'à sa retraite vers 1940. Il fonda la Canadian Railway Historic Association. Il contibua à la fondation des Montreal's United Irish Societies (UIS) en 1928. Les UIS sont une amalgation d'associations de montréalais d'origine irlandaise catholique et protestante. Depuis 1928, ces sociétés organisent la parade de la Saint-Patrick à Montréal, une manifestation culturelle majeure. Loye y a d'ailleurs servi comme président de 1933 à 1957. Expert en dessin à la plume, il a dessiné les feuilles métalliques à la porte Roddick de l'Université McGill et la pierre tombale de D'Arcy McGee (1946).

Brereton, Tina

  • TB1
  • Personne
  • [19--]-

Tina Brereton, née Baines, faisait partie du premier chorus line canadien de danseuses noires à Montréal.

Boudreau, Walter

  • WB1
  • Personne
  • 15 octobre 1947

Walter Boudreau naît à Montréal le 15 octobre 1947, au sein d'une famille aimant la musique. Sa mère est pianiste. Son père, qui jouait du saxophone alto dans des orchestres de danse à Sorel, décéda peu de temps avant la naissance de Walter. Entre les âges de 7 et 13 ans, Walter étudie le piano, pour ensuite successivement jouer du saxophone alto et du saxophone ténor. À 18 ans, il dirige son propre quatuor de jazz. En 1968, avec le chansonnier/poète Raoul Duguay, il fonde L'Infonie, un ensemble musical multi-média de Montréal. Boudreau en est le chef d'orchestre et fait de la composition et des arrangements pour le groupe. Boudreau étudie l'analyse musicale avec Bruce Mather à l'Université McGill (1968-1970) puis, entre 1969 et 1973, il étudie l'analyse et la composition avec Gilles Tremblay au Conservatoire de musique de Montréal et avec Serge Garant à l'Université de Montréal. Il effectue également des stages d'études en Europe avec Kagel, Ligeti, Stockhausen et Xenakis ainsi qu'avec Boulez à Cleveland. Compositeur prolifique, Boudreau fait des compositions pour des groupes musicaux de plusieurs genres; il est également l'auteur de bandes sonores de films québécois. En 1973, il mérite le premier prix au Concours national des jeunes compositeurs de la Société Radio-Canada. Il écrit aussi pour diverses formations instrumentales. En 1982, il devient le plus jeune lauréat du prix Jules-Léger pour sa composition Odyssée du Soleil. Il est directeur artistique et chef attitré de la Société de musique contemporaine du Québec. Il est occasionnellement invité à diriger différents orchestres.

Fleming, Gordie

  • FL1
  • Personne
  • August 3, 1931 - August 31, 2002

Gordon Kenneth Fleming est né à Winnipeg le 3 août 1931. Il a commencé sa carrière au théâtre vaudeville à Winnipeg à l'âge de cinq ans et a continué à cheminer vers une carrière de musicien professionnel. Il a joué à la radio et à la télévision et était bien connu comme accordéonniste de jazz. En 1949, il est venu s'installer à Montréal et a joué dans différentes boîtes de nuit comme le Bellevue Casino, l'Esquire, le Downbeat et El Morocco, avec parfois des noms bien connus tels que Lena Horne, Nat King Cole, Cab Calloway et Billy Eckstein. Gordie Fleming fut le récipiendaire de plusieurs prix dont le Canadian Jazz Poll quatre années de suite de 1952 à 1955. Ila fait l'enregistrement de plusieurs types de musique pour London, RCA et d'autres étiquettes en plus d'écrire les trames sonores de plusieurs films pour l'Office national du film et Columbia/Screen Gems. Il est déménagé à Toronto en 1977 et y a joué dans plusieurs boîtes de jazz comme Bourbon Street et George's Spaghetti House. Il est décédé à Toronto le 31 août 2002. Il a été marié à la chanteuse Joanne Lalonde pendant 47 ans et ils ont eu sept enfants.

Trépanier, Jacques

  • JT2
  • Personne
  • 28 septembre 1907 - 21 juin 2003

Jacques Trépanier naît à Saint-Jean-Port-Joli, le 28 septembre 1907 et décède à Montréal, le 21 juin 2003. Il était le fils du journaliste et historien Léon Trépanier et d’Anne-Marie Gagnon. Après ses études primaires à Montréal, il entreprend ses études classiques au Collège Sainte-Marie qu’il termine au Collège du Sacré-Cœur à Sudbury en 1929. Il entreprend ensuite des études de droit à l’Université de Montréal et il est admis au Barreau de Montréal en 1934. Après avoir exercé le droit à Montréal pendant quelques temps, la crise économique l’incite à partir pour l’Abitibi où il travaille dans les mines, puis il décide de s’engager dans la marine marchande où il demeure 26 mois. Le 29 septembre 1937, il épouse Yvette Clerk avec qui il aura cinq enfants : François, Maurice, Hélène, Josette et Micheline. En cette même année 1937, il commence sa carrière dans le journalisme et travaille successivement au quotidien La Patrie à Montréal, puis à L’Action catholique et au journal Le Soleil à Québec. En 1942, il est engagé par le service de l’information de la Marine royale canadienne à titre de responsable du service français de l’information navale. Il est transféré ensuite à Londres où il fera des reportages jusqu’à la fin de la guerre. Après sa démobilisation en 1946, il retourne au journal La Patrie où il fera tour à tour la chronique du port de Montréal et celle des clubs de nuit tout en couvrant les actualités générales. Pendant ces quelques années, ses chroniques sur la vie nocturne deviennent une source de référence pour les amateurs de spectacles. En 1954, Jacques Trépanier est nommé d’abord correspondant de La Patrie à Québec, puis correspondant parlementaire. En 1959, il revient à Montréal à titre de chef de l’information de La Patrie. Par la suite, il travaillera successivement pour les journaux Le Devoir et Montréal-Matin ainsi que pour l’agence Presse canadienne. À la fin des années 60, il reviendra à Québec cette fois au poste de directeur des relations publiques du Conseil des producteurs de pâtes et papiers du Québec et comme responsable du mensuel Le Papetier, publié par cet organisme. Il occupera cet emploi pendant une quinzaine d’années avant de prendre sa retraite.

Brault, François

  • FB1
  • Personne
  • December 7, 1941-

François Brault est né à Montréal le 7 décembre 1941. Il a réalisé pour l'Office national du film du Canada environ 30 films documentaires sur l'art sacré au Québec.

Charney, Melvin

  • MC4
  • Personne
  • 28 août 1935-17 septembre 2012

Melvin Charney est né à Montréal en 1935 et il est décédé en 2012. Il a étudié à l'école d'art du Musée des Beaux-arts de Montréal, puis à l'université McGill et à Yale. Il a vécu et travaillé à Paris et à New-York et a résidé à Montréal. Professeur à l'Université de Montréal et artiste-architecte reconnu mondialement, Monsieur Charney a organisé l'exposition Corridart dans la rue Sherbrooke, un projet majeur du Programme des arts et de la culture lors des Jeux olympiques de Montréal en 1976. En plus de concevoir l'ensemble des différents éléments exposés sur la rue Sherbrooke de l'avenue Atwater au boulevard Pie-IX, il a aussi créé l'installation Les Maisons de la rue Sherbrooke.

Desmarais, Lucien

  • LD1
  • Personne
  • 4 septembre 1925-16 novembre 1988

Lucien Desmarais (il signait parfois «Des Marais» ou «DesMarais») naît à St-Césaire, le 4 septembre 1925. En 1954, il épouse Angéline Choquette avec qui il a deux enfants, Marie-Claire et Paul. Il meurt à Montréal le 16 novembre 1988. Il obtient son diplôme d’études générales au Collège St-André de St-Césaire en 1944. De cette date à 1946, il étudie à l’École des Beaux-arts de Montréal. Puis, de 1946 à 1948, il suit des cours à l’Université de Montréal, sur l’histoire de l’art avec Maurice Gagnon et sur la civilisation canadienne-française avec J. M. Gauvreau. En 1956, il prend des cours spéciaux de tissage et de tapisserie à l’École du meuble de Montréal.

Il débute sa carrière en 1946 comme décorateur et dessinateur de tissus faits à la main. De 1953 à 1954, il travaille pour la Centrale d’artisanat du Québec et pour l’Office provincial de l’artisanat et de la petite industrie du Québec, où il est chargé de l’étalage et des expositions d’artisanat. De 1955 à 1956, il occupe le poste d’assistant décorateur à la réalisation, pour six longs métrages à l’Office national du film du Canada. Pendant cette période il est aussi accessoiriste et assistant décorateur de scène dans des théâtres. À partir de 1958, il oriente sa production vers la création artisanale de tissus pour la haute-couture, les tentures, les tapis et les tissus d’ameublement. Pionnier et défenseur des tissus faits à la main dans la mode canadienne, il collabore avec les couturiers montréalais Marielle Fleury, Michel Robichaud, Diane Paré, Irène Chiasson, Jacques de Montjoye, Jean-Raoul Fouré, Denyse Delrue et Anne-Marie Perron. À cet effet, il présente des collections de mode canadiennes à Montréal, Québec, Paris, Londres, Milan et Bruxelles.Il participe à de nombreuses expositions d’artisanat tant au Québec qu’à l’étranger.

De 1951 à 1961, il agit en tant que secrétaire et responsable des relations extérieures de l’Association professionnelle des artisans du Québec (APAQ). En 1972, il fonde l’Association des artisans de la ceinture fléchée du Québec et en 1977, la Biennale de la nouvelle tapisserie québécoise (BNTQ). De 1982 à 1983, il est membre du conseil d’administration du Fil d’Ariane, un atelier protégé où des adultes handicapés pouvaient confectionner des tapisseries. En 1983, il est conseiller pour le Grand Prix des métiers d’art. En 1986, il fonde le Centre des arts textiles anciens et modernes.

En 1960, il est boursier de l’Office provincial de l’artisanat et de la petite industrie. En 1961, à l’exposition d’artisanat de l’APAQ, il reçoit le 1er prix de tissage décerné par l’association. En 1962, il reçoit le grand prix de tissage à l’exposition nationale de Toronto. En 1967, il devient boursier du Conseil des arts et des lettres du Canada. Il est délégué du Québec au Wurzburg Canadian Festival de Grand Rapids (Michigan) en 1965, puis, en 1968, il représente la Guilde canadienne des métiers d’art du Québec au Congrès mondial de l’artisanat, à Lima, au Pérou. En 1978, il est délégué canadien au Congrès mondial de l’artisanat, à Kyoto, au Japon. En 1981 et 1983, il est délégué de la BNTQ à la Biennale internationale de Lausanne. En 1984 , il devient membre de l’Ordre du Canada.

En plus de prononcer de nombreux discrous, il enseigne le tissage et la tapisserie à la Guilde canadienne des métiers d’art du Québec à Montréal, au CÉGEP de St-Laurent, au Collège Algonquin d’Ottawa, au Centre d’art de Pointe-Claire, ainsi qu’à son studio. Il est occasionnellement professeur invité par le ministère de l’Éducation de l’Ontario, par le Prince Edward Island Craftman’s Council, par l’Université du Nouveau-Brunswick et par plusieurs autres institutions au Québec. Il est l’auteur d’articles dans plusieurs revues et du livre «Le Tissage de basse-lisse», paru chez les Éditions Formart en 1972.

Rath, Dorothy

  • DR1
  • Personne
  • 1922-2011

La poète canadienne Dorothy Rath est née à Barrie, Ontario, en 1922, ou elle résidait jusqu'à son décès le 12 mai 2011. Elle était mariée à John Rath. Elle était une admiratrice dévouée du poète canadien Irving Layton. En 1963, Dorothy Rath a écrit une lettre à Layton, à laquelle Layton a répondu, marquant le début d'une amitié de trente ans. La correspondance entre Layton et Rath a été publiée dans An Unlikely Affair par Mosaic Press en 1980. En outre, Rath a publié deux ouvrages de poésie : All My World Away : Poems, publié en 1997, et The Slender Thread, publié en 1973.

Stanton, Victoria

  • VS2
  • Personne
  • 1970-

Victoria Stanton est une artiste, chercheuse et éducatrice interdisciplinaire. Elle a étudié les arts créatifs au Collège Dawson, à Montréal, jusqu'en 1989, puis a poursuivi ses études à l'Université Concordia, où elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts en 1995. Elle travaille comme professeure à temps partiel en Pratiques des fibres et des matériaux à l'Université Concordia. Stanton a exécuté des performances et exposé dans divers espaces et événements aux niveaux local, national et international. Le temps, la transaction, la transition, l'entre-deux et les espaces liminaires sont au cœur de son travail temporel. Au printemps 2007, Victoria Stanton a fondé, avec Sylvie Tourangeau et Anne Bérubé, la collective de performance TouVA, qui recherche la pratique de la performance à l'aide des approches divers. Stanton est lauréat de nombreux prix, dont le Prix Powerhouse 2018. Elle a occupé de nombreuses résidences, notamment à l'Université McGill, DARE-DARE et Artexte. «Impure, Reinventing the Word: The Theory, Practice and Oral History of Spoken Word in Montréal» (conundrum press, 2001), co-écrit avec Vincent Tinguely, était son premier livre. Victoria Stanton vit et travaille à Montréal, Québec.

Layton, Irving

  • IL1
  • Personne
  • 12 mars 1912 - 4 janvier 2006

Le poète canadien Irving Layton est né sous le nom de Israël Pincu Lazarovitch, à Tirgu Neamt en Roumanie,le 12 mars 1912. Un an plus tard, en 1913, sa famille est immigrée au Canada et s'est installée a Montréal. Layton a fréquenté l'école primaire Alexandra et l'école secondaire Baron Byng. Il a obtenu un baccalauréat des sciences en agriculture en 1939 du MacDonald College (aujourd'hui Université McGill). Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Layton s'est enrôlé dans l'armée canadienne. Par contre, il a reçu une décharge honorable en 1943. En 1946, Layton s’est inscrit à l’Université McGill où il a obtenu une maîtrise en sciences politiques. Le poète a commencé à enseigner l'anglais, l'histoire et les sciences politiques à l'école secondaire Herzilah High School à Montréal en 1949. Il a continué à enseigner toute sa vie. Il a enseigné la poésie moderne anglaise et américaine à l'Université Sir George Williams (aujourd'hui l'Université Concordia), de 1949 à 1965. De 1970 à 1978, il a été professeur titulaire à l'Université York.
Au cours des années 40 et 50, Layton a contribué à et édité de nombreux magazines de poésie canadiens, dont First Statement, avec son ami et poète Louis Dudek, et le Northern Review, qui comprenait des éditeurs tels que A.M. Klein, Patrick Anderson, F.R. Scott et P.K. Page. Layton a été poète en résidence à l'Université de Guelph (1969-1970), et écrivain en résidence à l'Université de Toronto (1981). En 1985, l'auteur a publié son mémoire Waiting for the Messiah. En 1988, Irving Layton est devenu écrivain en résidence à l'Université Concordia. Tout au long de sa carrière, Layton publiera de nombreux recueils de poésie et de courts essais, notamment: Le sac Gucci, Les jumelles améliorées, Reckoning final, Red Carpet for the Sun, The Covenant, The Cold Green Element, For My Neighbours in Hell, For My Brother Jésus, Balls for a One-Armed Juggler, Collected Poems, The Whole Bloody Bird, A Wild Peculiar Joy, The Tightrope Dancer, The Laughing Rooster, et The Shattered Plinths.
Layton a été nominé pour le prix Nobel de littérature de la paix en 1982 et 1983.
Irving Layton est décédé à Montréal, Québec, le 4 janvier 2006 à l'âge de 93 ans.

Thornton, Russell

  • RT1
  • Personne
  • 1959-

Né à North Vancouver, en Colombie-Britannique, en 1959, Russell Thornton est un poète canadien dont les œuvres ont été publiées dans d'importants magazines littéraires canadiens. Thornton a vécu à plusieurs endroits, notamment à Montréal, en Grèce et au Pays de Galles, avant de retourner vivre à North Vancouver. Il a étudié sous la direction d'Irving Layton. Thornton est l'auteur de plusieurs livres de poésie dont With Our Bodies We Write the Name of Light (1994), The Accurate Earth (1997), The Fifth Window (2000), A Tunisian Notebook (2002), House Built of Rain (2003), et The Human Shore (2006). Thornton a reçu de nombreux prix de poésie, dont le premier prix du concours national de la League of Canadian Poets en 2000.

Robertson, Alex

  • AR1
  • Personne
  • 1907-1986

Alexander Robertson naît à Thorburn (Nouvelle-Écosse) en 1907. En 1943, il épouse Angela «Julie» Baccanale de Montréal, avec qui il a quatre enfants: Jennie, James, Anthony et Alexandra . Alex Robertson meurt le 10 septembre 1986 à Montréal.

À 18 ans, il voyage à Vancouver. Il y obtient un diplôme d'un collège commercial. Durant les années 1930, il travaille comme expéditeur, contremaître, gérant de service et de production, d'abord à Halifax, puis à Montréal à partir de 1935. En 1941, il s'enrôle dans le Donnacona Montréal RCNVR qu'il quitte l'année suivante pour la marine où il devient officier marinier-rédacteur, en poste à Stadacona à Halifax. En 1943, il est envoyé sur un destroyer qui prend la tête d'un convoi vers l'Irlande. Après la guerre, il retourne à Truro (Nouvelle-Écosse). Il déménage à Montréal en 1949, où il travaille dans l'industrie textile. Par la suite, il travaille au département de la paie de l'Hôpital Royal Victoria. Il prend sa retraite en 1972, mais continue à faire du bénevolat dans la caisse populaire de l'Hôpital jusqu'en 1974. Il consacre alors une grande partie de son temps à ses passe-temps favoris.

Jeune enfant, il prend des leçons de piano et de violon. Alors qu'il est adolescent, il joue du banjo et dirige un orchestre qui joue à l'occasion de danses dans des écoles et lors d'activités sociales. C'est dans la marine qu'Alex développe son intérêt pour le jazz et qu'il commence sa collection. Ses recherches l'amènent à produire une chronologie de spectacles musicaux, dont ceux de jazz, présentés à Montréal entre les années 1913 et 1970, à partir de journaux montréalais. Pendant quelques 40 années, il fait des recherches sur l'industrie du disque, particulièrement sur le jazz américain enregistré au Canada. Il produit les compilations la Apex 8000 Numerical, la Canadian Compo Numericals et la Canadian Gennett and Starr-Gennett 9000 Numerical. Les deux derniers furent publiées dans la revue Record Research, en 1983 et en 1986.

En regroupant la discographie de ces compagnies et en déterminant l'origine des enregistrements (ceux faits en studio à Montréal ou ceux faits à partir de bandes maîtresses venant des États-Unis), il peut identifier les musiciens américains célèbres qui endisquaient à Montréal sous un pseudonyme.

La Discophile Society a nommé Alex Robertson «a discographical scientist».

Sutton, Myron

  • MS1
  • Personne
  • October 9, 1903-June 17, 1982

Myron Pierman Sutton, également connu sous le nom de Mynie Sutton, naît le 9 octobre 1903 à Niagara Falls, Ontario et y décède le 17 juin 1982. Il prend des leçons de piano à 9 ans avec un organiste d'église et débute la clarinette vers 17 ans pour ensuite apprendre le saxophone alto par lui-même. Alors qu'il est à l'école secondaire Stamford, il joue du piano lors de danses, et à 18 ans, il joue de la clarinette au sein du St. Anne's Symphonic Band. A l'âge de 19 ans, il met sur pied un orchestre dans son école et se joint à un quatuor à Niagara Falls (New York). Abandonnant l'école en 12e année, il joue avec le pianiste Joe Stewart et son Dance Band de 1924 à 1926. Il est aussi membre du groupe les Birds of Paradise, composé de neuf musiciens, dirigé par Eugene Primus. Déclinant l'invitation du tromboniste J. C. Higginbotham de l'accompagner à New York vers 1927, il préfère se joindre au joueur de tuba Lester Vactor et à son groupe de 10 musiciens les Royal Ambassadors, travaillant à Buffalo (New York) jusqu'au moment de leur dissolution en 1931. À son retour au Canada cette même année, il forme les Canadian Ambassadors, un groupe de 6 musiciens basé à Guelph (Ontario), avec le pianiste John Walden. En 1933, le groupe s'établit à Montréal. Au cours des six années suivantes, il dirigera le groupe dans différents clubs de nuit, pour des contrats de courte durée, de ville en ville.

Il fait plusieurs arrangements et au moins une composition originale, Moanin' at the Montmartre, pour les Canadian Ambassadors avant leur démembrement en 1939. Entre 1933 et 1941, il dirige régulièrement de petits groupes, généralement des quintettes issus des Canadian Ambassadors. Il enregistre deux chansons pour droit d'auteur aux États-Unis : To See You Smile et Dreams Seldom Come True. Il est membre de l'association des musiciens, le Canadian Clef Club. En 1941, ayant l'intention de quitter le monde musical, il se défait de sa clarinette et retourne à Niagara Falls pour s'occuper de sa mère. Il travaille comme soudeur pour Abex Industries de 1943 jusqu'à sa retraite en 1973. Cependant, après qu'on lui ait demandé de constituer un groupe pour une danse, il continue d'en diriger un de 10 musiciens, à temps partiel, jusqu'en 1945. Par la suite il travaille avec une variété de petits groupes y compris un quatuor, The Casuals et il donne des leçons privées de saxophone. Myron Sutton est membre du conseil d'administration du Niagara Falls Musicians' Association pendant plus de 30 ans, devenant membre à vie en 1967. Fondateur du Canadian Brotherhood Club de Niagara Falls en 1945, il en est le président jusqu'à sa mort. En 1977, il est honoré par la Niagara Promotions Association pour ses services exceptionnels à la communauté en tant que musicien. Il continue à jouer de la musique jusqu'à deux semaines avant sa mort.

McConnell, Wilson Griffith

  • WGM1
  • Personne
  • 1908-1966

Wilson Griffith McConnell était née le 3 mars 1908, comme l'aîné des quatre enfants de John W. McConnell et Lily Griffith. Son père, John Wilson McConnell, était une personnalité montréalaise bien connue et l'un des hommes les plus riches du Canada. Wilson Griffith McConnell dirigeait la raffinerie de sucre de son père, St. Lawrence Sugar.
Avec sa femme Marjorie Wallace McConnell, il a eu une fille, Jill.
Etant intéresse par la musique jazz, Wilson Griffith McConnell était un collecteur des disques et d’équipement d'enregistrement.

Lam, Meilan

  • ML1
  • Personne
  • 1950-

Meilan Lam naît à Vancouver en 1950. Elle a commencé sa carrière de cinéaste en 1971 à l'Office national du fil du Canada. C'est à cette époque qu'elle acquit différentes compétences techniques, notamment en animation. Elle a travaillé sur plus de 80 productions pour l'Office national du film du Canada, dont Atmos (1980), The National Scream (1980), Four Centuries: The Firearm in Canada (1982), Victoria Bridge: The 8th Wonder (1988), The Road Taken (1996), Under the Willow Tree (1997) et Moving Pictures (2000). Elle a réalisé et effectué la recherche pour le film Show Girls (1998) (version française: Les Girls).

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