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Galerie d'art Optica

  • O2
  • Corporate body
  • 1972-

La Galerie d'art Optica a été officiellement fondée en janvier 1972, par William E. Ewing lorsque des pressions d'artistes l'ont convaincu du besoin urgent d'un centre de diffusion de la photographie. Initiallement nommée Galeries photographiques du Centaur, elle logeait au sein même du théâtre, dans le Vieux-Montréal. Son mandat était la diffusion de l'art contemporain.

Après des rénovations en 1974, la galerie changea son nom pour Optica. Après des débuts exclusivement consacrés à la photographie, le centre ne tarda pas à amorcer, avec l'exposition Camerart (Decembre 1974 - Janvier 1975), une ouverture vers les autres disciplines. La galerie se consacra désormais la moitié de ses activités à la photo, et l'autre à d'autres courants d'art.

Pendant la saison 1976-1977, des changements de politiques internes permettent à la galerie d'ouvrir ses portes à l'art conceptuel, aux performances, à la peinture et à la sculpture. En 1977, la galerie ajoute à son nom «un centre au service de l'art contemporain». Durant la même période, sa programmation est aussi modifiée et une section de cinéma expérimental y fait son apparition.

Le centre est dirigé par un Conseil d'administration composé de quinze membres provenant majoritairement du milieu culturel. Ceux-ci sont appelés à participer de façon active, aux projets de la galerie et à s'impliquer auprès des associations dont la galerie fait partie, c'est-à dire le Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec, le Regroupement d'artistes des centres alternatifs et la Société des Musées Québécois.

La Galerie est maintenant subventionnée par les conseils des Arts (du Canada, du Québec et de la Communauté urbaine de Montréal).

Irish Canadian Heritage Society

  • ICHS1
  • Corporate body
  • 1965-

La Irish Canadian Heritage Society a été fondée en février 1965 à Pointe-Claire, au Québec, par Fred G. Sullivan, à l’instar de l'Irish American Heritage Society, créée quelques années auparavant.
Le premier président de l'organisation était Fred G. Sullivan, suivi de Rory O'Sullivan, qui transferait la direction de la société à Baie-D'Urfé, au Québec.
La mission de la Irish Canadian Heritage Society consistait « à favoriser la connaissance d’Irlande et de ses institutions culturelles et à apprécier la contribution irlandaise au mode de vie canadien".
La société organisait régulièrement des réunions ou des conférenciers présentaient divers sujets liés à l'Irlande et aux Irlandais au Québec.

Véhicule Art Research Group

  • VARG1
  • Corporate body
  • 1991-199-?

L'objectif du Véhicule Art Research Group, créé en 1991, est de documenter et d'analyser l'avant-garde artistique à Montréal durant les années 1970, par l'examen et l'interprétation des activités d'une corporation d'artistes, soit Véhicule Art (Montréal) Inc. durant la période de 1972 à 1983. En plus d'être un centre de ressources et d'éducation, Véhicule Art (Montréal) Inc. a été la première et la plus importante galerie d'art alternatif pour l'art expérimental à Montréal.

Le projet Investigation of the Activities of Véhicule Art (Montréal) Inc., 1972-1983 a commencé par l'analyse et l'évaluation du fonds Véhicule Art (Montréal) Inc.(P027) conservé au Service des archives de l'Université Concordia. Cette étape a été suivie par l'identification et la collecte de documentation. Afin de recueillir aussi l'information qui ne se présente pas sous forme impriméee, des entrevues d'histoire orale ont été faites avec des artistes qui ont exposé ou performé à la galerie.

Durant les prochaines années, toute la documentation sera interprétée selon doiverses méthodologies d'art historique. Les résultats des recherches seront disséminés grâce à des publications, des expositions, des séminaires et des cours au niveau du baccalauréat ou de la maîtrise.

Le Véhicule Art Research Group se compose de Sandra Paikowsky (professeure associée à l'Université Concordia), Brian Foss (professeur associé à l'Université Concordia) et Nancy Marrelli (directrice du Service des archives de l'Université Concordia).

St. Patrick’s Total Abstinence and Benevolent Society

  • SPTABS1
  • Corporate body
  • February 23, 1840-[18--?]

Fondée à Montréal le 23 février 1840 par le Père Patrick Phelan, la St. Patrick's Total Abstinence and Benevolent Society se proclamait la première société de tempérance catholique romaine en Amérique du Nord. Les membres, qui devaient s'enregistrer sous leur nom et payer des cotisations mensuelles s'engageaient à s'abstenir de consommer des boissons alcoolisées. À l'intérieur d'un an, la société comptait 3000 membres qui s'étaient engagés. Après un an, les membres avaient droit au programme de primes en cas de décès qui accordait une somme à la famille de la personne décédée, généralement la veuve. Si le membre n'avait pas de famille, la société organisait et payait les funérailles.

Aubes 3935

  • A1
  • Corporate body
  • November 1981-March 1990

Aubes 3935 fut fondée en novembre 1981 par Annie Molin Vasseur, qui administra la galerie jusqu'à sa fermeture le 25 mars 1990. Au début, la galerie se spécialisait dans les livres d'art et, entres autres choses, elle concours aux niveaux des national (1984) et international (1986) de livres canadiens d'art. La galerie est ensuite agrandie pour présenter des expositions d'art contemporain (peintures, dessins, sculptures, installations, etc.) d'artistes du Québec, du reste du Canada, de l'Europe et des États-Unis.

Corridart dans la rue Sherbrooke

  • CDLRS1
  • Corporate body
  • July 7-13, 1976

Exposition ouverte le 17 juillet 1976, Corridart: dans la rue Sherbrooke est l'une des principales réalisations du Programme des arts et de la culture pour les Jeux olympiques de 1976 à Montréal. Corridart a été organisée par l'artiste architecte Melvin Charney et coordonnée par André Ménard du Programme des arts et de la culture du Comité organisateur des jeux olympiques (COJO). Elle fut financée par une subvention de 386,000$ du ministère des Affaires culturelles du Québec.

Initiallement proposé par Fernande Saint-Martin comme un festival d'art sur la rue, Corridart a plutôt adopté le thème du rôle de la rue dans l'histoire et la société de Montréal. Une compétition avec jury a été ouverte à tous les artistes du Québec jusqu'en décembre 1975. Trois cent six projets ont été soumis. L'esposition était constituée de 22 projets et s'étendait sur 5.5 miles le long de la rue Sherbrooke entre l'avenue Atwater et le boulevard Pie-IX où était situé le site olympique. Corridart prit la forme d'une série de projets individuels dans un assemblage continu connu sous le nom de Mémoire de la rue qui liait ensemble les installations et les activités.

Corridart devait se tenir du 7 au 31 juillet. Les artistes commencèrent à installer leurs oeuvres en juin. Le 7 juillet, un vernissage pour commémorer l'ouverture de l'exposition eut lieu à la Galerie d'art de l'Univrsité du Québec à Montréal sur la rue Sherbrooke. Il y eut des difficultés: certaines oeuvres furent vandalisées et certains artistes dont les projets ne furent pas choisis protestèrent à cause des modalités d'attribution. L'oeuvre d'Andy Dutkewych Suspension Two fut enlevée de son site au Parc Lafontaine par le département des parcs de la Ville de Montréal le 7 juillet, parce qu'il était considéré dangereux.

Le 13 juillet, le maire Jean Drapeau et le comité exécutif de la Ville de Montréal en ordonnèrent le démentèlement. Ils alléguèrent que les oeuvres contrevenaient aux règlements municipaux sur l'occupation de la place publique et que certaines d'entre elles représentaient un danger pour le public. Toutefois, les jounaux rapportèrent les propos d'un porte-parole du bureau du maire qui disait que l'exposition avait été démantelée par qu'elle était laide et obscène. Des employés municipaux, avec protection policière, enlevérent la plupart des oeuvres, incluant l'assemblage continu, dans la nuit du 13 juillet. Plusieurs oeuvres furent démantelées par leur propre créateur. Le démantèlement complet dura trois jours. Plusieurs sculptures qui étaient situées sur des propriétés privées sur la rue Sherbrooke furent laissées. La majorité des oeuvres d'art enlevées par les employées municipaux furent irrémédiablement ou sévèrement endommagées. Le ministre des Affaires culturelles du Québec, Jean-Paul L'Allier, ordonna que l'exposition soit remise en place, mais il fut ignoré par les dirigeants de la Ville.

À la fin de l´été 1976, une poursuite légale fut intentée par plusieurs participants de Corridart. En novembre, 12 artistes de Corridart entamèrent une poursuite civile en dommages contre la Ville de Montréal pour 350,000$. Cinq ans plus tard, une décision fut rendue basée plus sur les défauts esthétiques perçus de Corridart que sur des précédents juridiques: les autorités considéraient que trop d'oeuvres montraient des images défavorables de la ville, de ses habitants et de sa croissance. Bien que les artistes aient commencé un appel contre cette décision en 1982, la Ville de Montréal a réussi à freiner le tout. Finalement, en 1988 lorsque l'appel allait être entendu, le nouveau maire Jean Doré offrit un règlement hors-cour. Les 12 artistes impliqués dans la poursuite reçurent la somme totale de 85,000$. Près de 60% du montant fut utilisé pour payer les frais légaux. Les artistes reçurent donc environ 3,000$ chacun.

Les artistes, architectes, artisans et interprètes suivants furent impliqués dans Corridart dans la rue Sherbrooke:

Archigrok (Tom Dubicanac with Ted Cavanagh)
Pierre Ayot
Bruno Caroit
Jean-Serge Champagne
Melvin Charney
Yvon Cozic
Monique Brassard Cozic
Marc Cramer
Gilles Dussureault
Andy Dutkewych
Le Groupe de l'Enfant Fort
Denis Forcier
Serge Gagnon
Laurent Gascon
Trevor Goring
Michael Haslam
Louis L'Abbé
Jean-Claude Marsan
Bob McKenna
Kevin McKenna
Guy Montpetit
Danyelle Morin
Jean Noël
Kina Reusch
Pierre Richard
Lucie Ruelland
Jean-Pierre Séguin
Françoise Sullivan
Claude Thibodeau
Bill Vazan
René Viau

Une annexe à l'instrument de recherche liste les projets inclus dans Corridart dans la rue Sherbrooke. Elle contient les noms des créateurs de chaque oeuvre, une brêve description, sa localisation et une liste de photographies.

D'autres performances liées à Corridart ont eu lieu. Celles-ci incluaient des concerts de musique de chambre, des récitals de poésie (au Théâtre de la verdure du Parc Lafontaine), ainsi que des spectacles de clowns et de magiciens au Parc Lafontaine et au Carré St-Louis.

Une exposition, Directions Montréal 1972-1976, reliée à Corridart fut organisée à la galerie d'art auto-gérée Véhicule. Les artistes qui créèrent les oeuvres pour cette exposition furent:

Allan Bealy
Pierre Boogaerts
Charles Gagnon
Betty Goodwin
John Heward
Miljenko Horvat
Christian Knudsen
Suzy Lake
Claude Mongrain
Jacques Palumbo
Leopold Plotek
Roland Poulin
Henry Saxe
Roger Vilder
Hans Van Hoek
Irene Whittome.

La Centrale Galerie Powerhouse

  • LCGP1
  • Corporate body
  • 1973-

La Centrale Galerie Powerhouse est une organisation sans but lucrative, située à Montréal / Québec. Elle a été fondée en décembre 1973 comme première galerie d’art féministe au Canada. La Centrale Galerie Powerhouse, à l’époque appelé Powerhouse, était l’initiative d’un groupe de femmes artistes associées au Flaming Apron, un magasin et lieu de rencontre situé dans le quartier montréalais Notre-Dame-de-Grâce (NDG). La galerie fut incorporée en avril 1974 sous le nom Galerie et atelier La Centrale électrique - Powerhouse Gallery & studio. Aujourd’hui, elle est généralement appelée La Centrale.

La galerie Powerhouse fut d'abord située dans un appartement au 1210, avenue Greene à Westmount. En 1974, elle déménageait au 3738, rue Saint-Dominique. A cette endroit, une espace de performance ouvrait ses portes en 1976. En 1987, la galerie s’installait au 4060, boulevard Saint-Laurent, où se trouvait les locaux de six autre organisations ouvrant dans les arts. Conjointement avec DARE-DARE et Skol, La centrale déménageait au 279, rue Sherbrooke Ouest en 1991. En juin 1996, la galerie emménageait au 460, rue Sainte-Catherine. Depuis juillet 2004, La Centrale se trouve au 4296, boulevard Saint-Laurent.

De 1990 à 1996, La Centrale était membre de la Société du 5 avril. Depuis 1986, la galerie est membre du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ).

La Centrale fut la première galerie à être dirigée par des femmes artistes non seulement à Montréal, mais aussi au Canada. Au début, l’objective de la galerie Powerhouse était de prendre position contre la sous-représentation des femmes au niveau des arts visuels, en soutenant et exposant les travaux des femmes artistes qui n'avait pas les moyens de payer les frais d'exposition ailleurs. Au cours des années, La Centrale est devenue une espace d’exposition importante, présentant des œuvres contemporains créés par des femmes à différentes étapes de leurs carrières. En 2007, La Centrale a changé son mandat pour soutenir pas seulement les femmes, mais tous les groupes marginalises dans les institutions culturelles dominantes.

La programmation de La Centrale intègre des travaux venant des domaines artistiques divers, y compris la sculpture, la peinture, le dessin, l'intervention, la performance, l'installation, l'animation 3D, l'art audio ainsi que les nouveaux médias. La programmation consiste en expositions, présentations vidéo, lancements de livres, conférences, visites d’atelier, rencontres avec des artistes et tables rondes. En plus de la programmation générale, La Centrale présentait de 1994 à 2004 à tous les deux ans le Mois de la Performance. En 2006, cette évènement a été remplacée par le festival montréalais VIVA! Art Action. La Centrale participe aussi au festival HTMlles organisé par Studio XX à Montréal depuis 1997.
En outre, la galerie soutient la recherche sur les pratiques artistiques, le féminisme, la théorie des genres, et autre. En réponse au monde artistique changeant et au intérêt de ses membres, La Centrale est en évolution permanente et encourage le développement de nouveaux modes d'expression artistique.

Afin de pouvoir représenter les intérêts et la dynamique de ses membres, le fonctionnement de La Centrale est basé sur l’implication de ses membres. Tous les membres constituent l’assemblée générale, et sont invités de participer bénévolement au divers comités. Les fonctions principales de la galerie sont couvertes par les comités permanents, comme le conseil d’administration et le comité de programmation. Des comités ad hoc sont établi par le conseil d’administration sur une base temporaire pour supporter des activités spécifiques.

Concordia University. Records Management and Archives

  • CURMA1
  • Corporate body
  • 1973-

Le Service des archives de l'Université concordia a été créé en 1974. Il est le dépositaire officiel des documents de l'Université Concordia et de ses deux institutions fondatrices, le Loyola College et la Sir George Williams University. Le Service des archives acquiert et traite des fonds et collections d'archives privées dont les contenus sont reliés à l'histoire de l'Université Concordia ou aux activités de recherche qui s'y déroulent. Une des zones d'excellence du Service des archives de l'Université Concordia est la musique de jazz, afin de soutenir le département de musique.

St. Patrick's Society of Montreal

  • SPSM1
  • Corporate body
  • March 17, 1834-

La St. Patrick's Society of Montreal a été fondée le 17 mars 1834 afin d’apporter un support aux immigrants irlandais et pour défendre les intérêts de la communauté irlando-canadienne. Le premier président fut John Donellan. La création de cette Société à Montréal fut suivie par celles de la Société Saint-Jean-Baptiste (juin 1834), de la St. Andrew’s Society (février 1835), de la St. George’s Society (avril 1835) et de la Société allemande de Montréal (avril 1835). La Société fut non confessionnelle jusqu'en 1856, lorsqu’une nouvelle constitution fut adoptée et qu’elle est devenue entièrement catholique alors que les membres protestants formèrent la Irish Protestant Benevolent Society. La Société fut incorporée en 1863. La constitution fut changée en 1973 afin d’accepter les femmes en tant que membres. La St. Patrick's Society est un organisme caritatif, social et éducatif. Elle a les buts suivants: promouvoir et favoriser les traditions irlandaises; aider, lorsque possible, les personnes de naissance et d’origine irlandaise et particulièrement, les immigrants irlandais; et de parler, lorsque nécessaire, au nom de la communauté irlando-canadienne.

La Société eut ses quartiers à différents endroits jusqu’en 1867 lorsqu'elle emménagea dans le nouveau St. Patrick's Hall au Square Victoria. En septembre1872, l'édifice fut détruit par un incendie. La Société est maintenant située au Square St. Patrick au 6767 chemin Côte-Saint-Luc.

La Société a tenu un rôle de premier plan lors de la construction de l'église Saint-Patrick qui a ouvert ses portes en 1847, et dans la création du cimetière Côte-des-Neiges, ouvert en 1885. La Société a aussi encouragé la création de l'hôpital St. Mary's, l'orphelinat Saint-Patrick, les organismes de charités anglo-catholiques et l'hospice Father Dowd pour les personnes âgées. Pour la Société, le bal et le dîner annuels, qui se tiennent en mars, sont les événements sociaux et les collectes de fonds les plus importants de l'année. Les fonds recueillis sont remis à des organismes de charité irlandais de Montréal et sont utilisés comme bourses ou subventions. La Société a aussi organisé la parade de la Saint-Patrick de 1834 à 1916. Le groupe United Irish Societies of Montreal a été formé en 1928 et s'occupe de la parade depuis ce temps.

Depuis 1988, la Société publie NUACHT (nouvelles), un bulletin trimestriel qui renseigne les lecteurs sur la communauté irlandaise de Montréal et donne les plus récentes nouvelles sur l’Irlande.

Jazz Association of Montreal Inc.

  • JAM1
  • Corporate body
  • 1988-1997

Fondée en 1988, la Jazz Association of Montreal Inc. était un organisme sans but lucratif pour soutenir et promouvoir le jazz à Montréal. Ces objectifs principaux étaient de

(1) développer une plus grande appréciation du jazz en tant que forme d'art en donnant de la publicité aux activités dans la région de Montréal et en produisant des programmes culturels et éducatifs;
(2) d'encourager les jeunes musiciens de jazz et l'éducation dans le domaine du jazz;
(3) de promouvoir la conscience de l'esthétique du jazz et de sa place unique dans notre culture.

Aussi connue sous le nom Jazz Montréal, l'Association est inactive depuis 1997.

Véhicule Art Inc.

  • VA1
  • Corporate body
  • 1972-1983

Véhicule Art (Montréal) Inc. est devenue une entité légale en mars 1972 et la galerie a été inaugurée le 13 octobre de la même année. Située au 61 ouest de la rue Ste-Catherine, en plein coeur du centre-ville de Montréal, la galerie fut le premier espace d'exposition alternative de la ville. Elle fut créée par treize membres qui désiraient «un centre sans but lucratif, ni politique dirigé par les artistes pour les artistes». La galerie avait pour but «d'apporter à la collectivité un espace d'exposition qui lui permettrait de prendre contact avec l'art et la pensée artistique sous toutes les formes possibles empruntées par ceux-ci». «On souhaitait par ce moyen renouveler l'intérêt du public pour les arts visuels à Montréal, stimuler sa prise de conscience et faire croître cet intérêt».

Véhicule fut conçu à la fois comme espace d'exposition pour les arts visuels et lieu de présentation de performances, de vidéos, de films, de danse, de musique et de soirées de poésie. En outre, les fondateurs insistèrent sur son rôle fondamental en tant que centre de formation et d'information en organisant des groupes d'études, des conférences, une bibliothèque de ressources et de documentation et un programme de liaison avec les écoles publiques et les universités de la ville. Tous ces objectifs avaient pour but «de combler une lacune dans la vie artistique de la collectivité».

Grâce à des subventions fédérales, Véhicule a pu mettre en oeuvre un ambitieux programme d'expositions et d'information. La création et l'installation à l'arrière de la galerie des Presses Véhicule en 1973, a donné lieu à la production de livres d'artistes, de catalogues d'expositions, de bulletins, d'affiches et de recueils de poèmes. Les oeuvres publiées par les Presses Véhicule reflétaient l'atmosphère multi-disciplinaire de la galerie dans laquelle divers membres du groupe collaboraient à des projets spécifiques. De plus, une banque de diapositives et une collection de vidéos furent commencées afin d'enrichir les sources d'information.

La principale préoccupation de Véhicule fut, au cours des premières années, de porter à l'attention du public les oeuvres expérimentales des artistes locaux et en particulier, leurs rapports avec les tendances internationales. L'exposition inaugurale fut constituée de trente-deux oeuvres de vingt artistes montréalais. Le choix de ces oeuvres par neuf membres de Véhicule, révèle une préoccupation, non seulement pour la «nouveauté», mais aussi l'affirmation d'un esprit de collectivité par le recours à un jury de sélection. Même si seulement quatre femmes ont trouvé place dans cette première exposition, on présenta les oeuvres de 35 jeunes montréalaises deux mois plus tard.

Bien que Véhicule eut affirmé n'embrasser aucune idéologie en particulier, son orientation vers des attitudes expérimentales de l'esthétique explique son appui important à l'art anti-objet et son insistance particulière sur les installations, les performances et les projets multi-médias. Au cours de 1972 et 1973, on y présenta environ 60 événements et expositions regroupant quelques 300 participants, presque tous de Montréal. Un an plus tard, environ la moitié des artistes et des participants venaient de l'extérieur de Montréal. Ce changement se voulait le reflet de la préoccupation croissante de Véhicule d'être un élément vital dans un milieu artistique éclaté. Le nombre des expositions/événements est demeuré stable durant les années 1970 à cause d'une programmation énergique et ambitieuse.

Dès 1975, Véhicule s'était mérité une reconnaissance «officielle» grâce à la participation de ses membres à deux expositions organisées par le Musée d'art contemporain de Montréal. Des galeries publiques de l'extérieur de Montréal ont aussi montré des oeuvres d'artistes de Véhicule. Les Presses Véhicule prirent de l'envergure et formèrent la Coopérative d'imprimerie Véhicule. Le nombre des membres doubla et la galerie participa à d'importants échanges avec d'autres centres d'art alternatif au Canada, aux États-Unis et en Europe. Son programme de visites scolaires, ses expositions d'oeuvres produites par les étudiants des écoles d'art et des universités, ainsi que des événements publics tels que l'exposition de cerfs-volants (1973) et des projets pour les Jeux olympiques de 1976 affirment la détermination de Véhicule à devenir une part intégrante de la communauté culturelle de Montréal.

La croissance des effectifs et la consolidation des différentes disciplines regroupées dans Véhicule donnèrent naissance à des cheminements distincts. Les Presses Véhicule mirent sur pied un programme de publication plus vaste et plus ambitieux et devinrent plus autonomes en emménageant dans le quartier chinois en 1977. La danse et les soirées de poésie devinrent de plus en plus un importantes dans la programmation de Véhicule. Les expositions et les événements à la galerie firent régulièrement l'objet de commentaires dans les journaux locaux et sa renommée s'en trouva agrandie. Vidéo Véhicule, lancé en 1976, mérita rapidement à la galerie la réputation d'être l'un des centres de vidéos les plus actifs au Canada. Au cours des dernières années de la décennie 1970, les présentations de vidéos dominèrent la programmation de la galerie et l'importante participation d'artistes internationaux témoigna de sa solide réputation.

Malgré ces hauts faits, des conflits internes se développèrent concernant l'orientation de la programmation et l'administration de Véhicule. Les différentes disciplines devinrent de plus en plus polarisées. La prémisse initiale d'un collectif cohésif d'artistes avait évolué de façon dramatique. A l'été de 1979, Véhicule emménagea dans des locaux plus vastes au 307 ouest de la rue Ste-Catherine et changea son nom pour Le Musée d'art vivant Véhicule.

Les dernières années furent marquées par des problèmes au niveau de l'administration et de la programmation, ce qui continua de pertuber la vie du groupe. Le nombre de membres chuta alors fortement, mais l'adhésion devint de plus en plus restreinte. La séparation de Vidéo Véhicule (devenu Prime Vidéo) du groupe n'est qu'un exemple de la brouille engendrée par les mésententes internes et les conflits idéologiques au sein de la coopérative. La communauté artistique, qui avait appuyé Véhicule depuis près d'une décennie, croyait maintenant que le centre alternatif n'était plus représentatif et ne répondait plus aux besoins des artistes de Montréal. Le fait que trois générations d'artistes ont évolué au sein de Véhicule en une seule décennie démontre bien comment des changements d'orientation et de mission purent survenir. Comme tant de fois auparavant dans l'histoire de la communauté artistique de Montréal, une coalition telle que celle de Véhicule ne répondait plus à son mandat et à ses objectifs de départ. De plus, la ville elle-même réagissait plus ouvertment à de nouvelles tendances dans l'art. Malgré diverses tentatives pour ranimer l'intérêt à l'égard de Véhicule, les derniers événements se déroulèrent en juin 1982 et la dissolution se fit sans bruit en 1983. C'est ainsi que se termina une époque dans la vie culturelle de Montréal.